Par axe et par date de parution

Les règles professionnelles ont pour but de rendre accessible à tous le savoir-faire des entreprises du paysage. Vous trouverez ci-dessous toutes les règles déjà parues en libre téléchargement.

Axe 1 : travaux de mise en œuvre et d'entretien des plantes


> P.C.1-R0 (Décembre 2012) - Travaux des sols, supports de paysage

> P.C.2-R1 (Février 2012) - Travaux de plantation des arbres et des arbustes

> P.C.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux de plantation des massifs

> P.C.4-R0 (Juin 2013) - Mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs)

> P.C.6-R0 (Juillet 2012) - Conception des systèmes d'arrosage

> P.C.7-R0 (Juillet 2014) - Travaux de mise en œuvre des systèmes d'arrosage

> P.E.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbres

> P.E.2-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbustes

> P.E.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux d'entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses

> P.E.4-R0 (Juillet 2012) - Travaux de maintenance des systèmes d'arrosage

> P.E.5-R0 (Janvier 2015) - Travaux d'entretien des gazons (hors sols sportifs)


Axe 2 : travaux d'aménagement et d'entretien des constructions paysagères


> C.C.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux de terrassement des aménagements paysagers

> C.C.2-R0 (Septembre 2014) - Travaux de mise en œuvre de réseaux dans le cadre d'un aménagement paysager

L’Unep attire votre attention sur l’évolution de la règlementation des AIPR au 31 décembre 2017 ! Pour les adhérents de l’Unep, la fiche suivante détaille ces modifications.

> C.C.3-R0 (Juillet 2016) - Travaux liés aux revêtements et à leurs fondations, aux bordures et aux caniveaux

> C.C.4-R0 (Mai 2016) - Travaux de mise en place de murets paysagers, d'ouvrages de retenue de sol et d'escaliers

> C.C.8-R0 (Mai 2016) - Travaux de réalisation de bassins d'ornement

> C.C.10-R0 (Juillet 2013) - Conception et réalisation de baignade biologique à filtration intensive


Axe 3 : travaux de mise en œuvre et d'entretien en végétalisation de bâtiment 


> B.C.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux de paysagisme d'intérieur

> B.C.3-R0 (Septembre 2016) - Conception, réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par bardage rapporté

> B.C.5-R0 (Septembre 2016) - Conception, réalisation et entretien de végétalisation de façades par plantes grimpantes

> B.E.1-R0 (Juin 2014) - Travaux d'entretien des aménagements de paysagisme d'intérieur


Axe 4 : travaux d'aménagement et d'entretien des zones naturelles


> N.C.1-R0 (Février 2015) - Travaux de génie végétal

> N.C.2-R0 (Avril 2015) - Travaux de plantation forestière

> N.C.3-R0 (Mars 2017) - Travaux d'éco-pastoralisme


Axe 5 : travaux de mise en œuvre et d'entretien des terrains de sport


> S.E.1-R0 (Mai 2016) - Travaux d'entretien des sols sportifs



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Une démarche d’amélioration continue

Tout comme les pratiques évoluent, les règles professionnelles changent pour tenir compte des dernières innovations et de la modification des pratiques. Les règles seront révisées régulièrement après leur parution et nous invitons les lecteurs à nous faire part de toutes les modifications qu’ils jugeraient utiles. Pour cela, vous pouvez remplir le formulaire suivant et le renvoyer à pathevenin@unep-fr.org

P.C.1-R0 : Travaux des sols, supports de paysage - Caractérisation, amélioration, valorisation et reconstitution

Pc1 Ro

Objet et domaine d’application 



Les travaux de  préparation  des  sols  ont  pour  objectif  de  préserver, ressourcer et reconstituer des sols fertiles, vivants et  fonctionnels  compatibles  avec  les  usages  prévus  par  l’aménagement et en relation avec un sol existant, plus ou moins naturel. Ces   travaux   comprennent   notamment   les   travaux   de   protection  des  sols,  de  terrassement,  de  préparation  des  sols, supports de paysage. Ils nécessitent de les connaître, au travers d’études adaptées le cas échéant. Ne sont pas concernés par les travaux des sols et supports de paysage  :

  • la mise en œuvre des sols pour reconstituer des berges de rivière,  des  zones  érodées  ou  des  travaux  de  reboisement  forestier  (cf.  règles professionnelles  de  l’axe  4  relatif  aux  travaux d’aménagement et d’entretien des zones naturelles) ;
  • les supports de plantation spécifiques aux plantations sur dalle ou aux toitures végétalisées (cf. règles professionnelles de l’axe 3 relatif aux travaux de mise en œuvre et d’entretien en végétalisation de bâtiments).

 Termes définis dans le fichier PDF


  • Fertilité : Fertilité physique, Fertilité chimique, Fertilité biologique
  • Sol en place 
  • Terres ressources : Terre végétale et terre support, Terre de bruyère
    • Mélanges terre-pierres
    • Substrats de plantation circulables (ou substrats fertiles portant circulables)
    • Amendements organiques
    • Boues d’épuration urbaines : La valorisation des boues par "plan d'épandage", La valorisation de matières fertilisantes homologuées ou normalisées, produites à partir de boues d'épuration
    • Préparation microbienne
    • Amendements minéraux : Amendements minéraux basiques, Amendements minéraux "granulaires"
    • Engrais
    • Caractérisation des sols en place : Profil pédologique, Tarière, Horizon, Granulométrie, Texture, Structure, Couleur, Porosité, Humidités caractéristiques et pF, Hydromorphie, Compacité, Portance, La perméabilité, Optimum Proctor, Propriétés mécaniques des matériaux terreux, Activité biologique, Matières organiques, Propriétés chimiques, Enracinement
    • Actions réalisées sur les matériaux terreux : Décapage, Andain, Foisonnement
    • Fond de forme
    Drought 780088 1920

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux des sols et supports de paysage »


    Préambule


    Les  règles  professionnelles  recommandent  la  valorisation  des  sols  existants  pour  préserver  les  ressources  naturelles,  réduire  les  coûts  d’achat  de  terres  végétales  et  réduire  les  déplacements  engendrés  par  le  transport.  Ce  parti  pris  permet  en  outre  d’améliorer  le  bilan  économique  et  écologique du maître d’ouvrage du chantier. L’entreprise du paysage doit être en mesure de proposer des alternatives à l’apport de terres ressources extérieures au site, sous réserve d’une  caractérisation  qualitative  et  quantitative  des  sols en place.

    Dans le cas où la valorisation des sols en place se substitue à un apport de terres, il est obligatoire de produire des études d’exécution avec l’appui d’un contrôle externe.


    Valorisation du sol pour l'aménagement


    Il  est  recommandé  de  chercher,  dans  un  premier  temps,  à  valoriser  le  sol  en  place  avant  de  rapporter  des  matériaux  exogènes.

    En   fonction   de   la   nature   des   sols   en   place,   de   leur   caractérisation,  des  résultats  d’analyse  d’une  part,  et  des  aménagements  souhaités  d’autre  part,  les  sols  en  place  seront  conservés  ou  non.  Si  les  sols  en  place  sont  utilisés,  des  améliorations  pourront  leur  être  apportées,  soit  par  travail  du  sol,  soit  par  apport  d’amendements  organiques  et minéraux, et/ou aussi par drainage. 

    Vis-à-vis de l’environnement, la première stratégie est bien sûr préférable mais dans certains cas seule la seconde stratégie est envisageable. Il existe par ailleurs des stratégies intermédiaires  qui  reposent  sur  un  projet  d’aménagement  évolutif en fonction de la caractérisation et de la cartographie des sols.

    Par  ailleurs,  lorsque  des  sols  en  place  de  qualité  sont  identifiés sur un chantier, il est parfois nécessaire de veiller à leur préservation vis-à-vis de la circulation et du risque de compactage. L’établissement  d’une  carte  des  ressources  en  matériaux  fertiles permet de synthétiser les informations relatives à la valorisation  des  sols  dans  le  cadre  d’un  aménagement. En  toute  hypothèse,  il  est  essentiel  que  le  sol  soit  rendu  agronomiquement favorable à l’aménagement. Des apports de  terres  ressources  peuvent  être  prévus  dans  ce  cadre.  Cependant,  si  la  qualité  et  la  quantité  des  sols  en  place  (cf. § 3.3) est suffisante, ils ne sont pas nécessaires.

    Remarque : l’entreprise est susceptible de faire des préconisations si elle juge que les aménagements végétaux demandés par le client sont incompatibles avec la qualité agronomique du site.

    Qualité des sols en place et des matériaux apportés


    Principes généraux

    La qualité des sols en place sur le site du futur aménagement doit être contrôlée par une connaissance du type de sol et de ses principales caractéristiques. Cette étude du sol a pour finalité de définir la fertilité du sol dans ses trois composantes (physique, chimique et  biologique). Cette  connaissance  est  indispensable pour orienter l’aménagement du site (choix des végétaux les plus adaptés, choix des emplacements des différents éléments paysagers,  planification  des  travaux  à  réaliser lors de l’aménagement puis lors de l’entretien, etc.).
    L’état initial du site est ainsi caractérisé. En zone urbaine, un historique de la parcelle peut être effectué pour connaître les usages antérieurs par l’homme. 

    Note : Il est nécessaire que l’historique du site soit porté à la connaissance de l’entreprise, notamment si on soupçonne un site d’être contaminé (ancien site industriel par exemple) ou d’avoir un intérêt archéologique.



    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux des sols et support de paysage » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 1 : travaux de mise en œuvre et d'entretien des plantes

    > P.C.2-R1 (Février 2012) - Travaux de plantation des arbres et des arbustes
    > P.C.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux de plantation des massifs
    > P.C.4-R0 (Juin 2013) - Mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs)
    > P.C.6-R0 (Juillet 2012) - Conception des systèmes d'arrosage
    > P.C.7-R0 (Juillet 2014) - Travaux de mise en œuvre des systèmes d'arrosage
    > P.E.1-R (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbres
    > P.E.2-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbustes
    > P.E.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux d'entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses
    > P.E.4-R0 (Juillet 2012) - Travaux de maintenance des systèmes d'arrosage
    > P.E.5-R0 (Janvier 2015) - Travaux d'entretien des gazons (hors sols sportifs)

    P.C.2-R1 : Travaux de plantation des arbres et arbustes

    Pc2 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Les travaux de plantation concernent la mise en place des arbres et arbustes par différentes techniques : transplantation des arbres et arbustes en motte ou en conteneur, ou installation de plantes en racines nues. Leur mise en oeuvre est décrite à partir de leur installation jusqu’à la réception des travaux.


    Ne sont pas concernés par les travaux de plantation des arbres et arbustes :

    • la préparation des sols et supports de plantation (cf. P.C.1 - R0) ;
    • la réalisation de massifs d'annuelles ou de vivaces (cf. P.C.3 - R0) ;
    • la mise en oeuvre des gazons ornementaux (cf. P.C.4 - R0) et des gazons sportifs ;
    • l’installation de végétation par semis hydraulique (cf. N.C.1 - R0) ;
    • la régénération naturelle.

    Termes définis dans le fichier PDF

    • Jeune plant 
    • Arbre tige 
    • Scion 
    • Jeune touffe 
    • Touffe
    • Cépée
    • Jeune baliveau
    • Baliveau 
    • Arbre de première grandeur
    • Arbre de deuxième grandeur
    • Arbre de troisième grandeur
    • Arbre de quatrième grandeur
    • Arbuste à feuilles caduques 
    • Arbuste à feuilles persistantes
    • Collet
    • Jauge
    • Pralinage
    • Hauban
    • Tuteur

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux de plantation des arbres et arbustes »


    Écologie du projet et choix des espèces

    La compatibilité des plantes du futur aménagement avec le milieu sera vérifiée par l’entreprise, qu’elle soit ou non à l’origine de leur choix.

    L’entreprise doit avertir son client des plantes inadaptées ou pouvant présenter un certain risque quant à leur adaptation ou d’accidents climatiques pouvant survenir (gels, sécheresses, etc.).

    La liste exhaustive des plantes du projet doit figurer dans les documents contractuels (devis, facture) remis au client.


    Références normatives 

    Les plantes doivent être choisies, selon les marchés, de manière à être conformes aux normes AFNOR des produits de pépinières :

    • NF V 12-031 Déc. 1990. Produits de pépinières – Jeunes plants et jeunes touffes de pépinières fruitières et ornementales – Spécifications générales.
    • NF V 12-032 Déc. 1990. Produits de pépinières – Jeunes plants d’arbres fruitiers - Spécifications particulières.
    • NF V 12-037 Déc. 1990. Produits de pépinières – Jeunes plants et jeunes touffes d’arbres et d’arbustes d’ornement cà feuilles caduques ou persistantes – Spécifications particulières.
    • NF V 12-051 Déc. 1990. Produits de pépinières – Arbres et plantes de pépinières fruitières et ornementales –Spécifications générales.
    • NF V 12-052 Déc. 1990. Produits de pépinières – Arbres fruitiers - Spécifications particulières.NF V 12-053 Déc. 1990. Produits de pépinières- Rosiers - Spécifications particulières.
    • NF V 12-054 Déc. 1990. Produits de pépinières – Conifères d’ornement - Spécifications particulières.
    • NF V 12-055 Déc. 1990. Produits de pépinières – Arbres d’alignement et d’ornement - Spécifications particulières. 
    • NF V 12-057 Déc. 1990. Produits de pépinières – Arbuste à feuilles caduques ou persistantes – Spécifications particulières.
    • NF V 12-058 Déc. 1990. Produits de pépinières – Plantes grimpantes et sarmenteuses - Spécifications particulières.
    • NF V 12-059 Déc. 1990. Produits de pépinières – Plantes dites de terre de bruyère - Spécifications particulières.

    Les végétaux sont élevés dans des conditions de sol et de climat compatibles avec celles de leur lieu de plantation.


    Qualité des plantes

    Il sera prêté attention, en fonction du marché concerné :

    • au nombre de transplantations, pour les arbres tiges et les conifères. Elles permettent d’améliorer le développement du système racinaire et cela favorise donc la reprise des plantes,
    • à l’âge des plants et aux caractéristiques du développement.


    Enfin, au niveau du système racinaire, il faut veiller au respect des consignes qui suivent :

    • pour les plantes en racines nues, les racines principales sont réparties de façon équilibrées, le chevelu racinaire est abondant, et les racines ne sont pas déformées (crosses, chignon racinaire, etc.)
    • pour les végétaux en conteneur, les racines doivent être apparentes le long des parois mais ne pas former un chignon en bas du conteneur
    • pour les végétaux en motte, il ne doit pas y avoir de grosses racines coupées apparentes en bordure de la motte.

    Les petites mottes peuvent être protégées par une tontine ou par de la paille. Les mottes les plus importantes sont renforcées par un grillage en fil de fer.

    Note : pour les arbres, le diamètre de la motte ne doit pas être inférieur à trois fois la circonférence du tronc à 1m du sol.

    Dans tous les cas, les racines ne peuvent être desséchées ou gelées.

    Retrouvez la règle professionnelle «Travaux de plantation des arbres et arbustes» au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 1 : travaux de mise en œuvre et d'entretien des plantes

    > P.C.1-R0 (Décembre 2012) - Travaux des sols, supports de paysage
    > P.C.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux de plantation des massifs
    > P.C.4-R0 (Juin 2013) - Mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs)
    > P.C.6-R0 (Juillet 2012) - Conception des systèmes d'arrosage
    > P.C.7-R0 (Juillet 2014) - Travaux de mise en œuvre des systèmes d'arrosage
    > P.E.1-R (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbres
    > P.E.2-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbustes
    > P.E.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux d'entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses
    > P.E.4-R0 (Juillet 2012) - Travaux de maintenance des systèmes d'arrosage
    > P.E.5-R0 (Janvier 2015) - Travaux d'entretien des gazons (hors sols sportifs)

    P.C.3-R0 : Travaux de plantation des massifs

    Pc3 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Les travaux de plantation des massifs concernent la mise en place en pleine terre de groupes de plantes annuelles, bisannuelles, et vivaces, ainsi que de graminées, de groupes d’arbustes (y compris les rosiers) et/ou d’arbres. Ces travaux intègrent l'approvisionnement, la plantation, l’arrosage et tous les soins à prodiguer aux massifs, jusqu'à la réception du chantier. L’objectif est de tendre à optimiser au maximum les travaux d'entretien et à limiter la perte de l’atout esthétique des végétaux qui pourraient découler d'une plantation inadaptée.


    Ne sont pas concernés par les travaux de plantation des massifs :

    • la préparation des sols (cf. règles professionnelles P.C.1-R0 « Travaux des sols, supports de paysage : caractérisation, amélioration, valorisation et reconstitution ») ;
    • les travaux de plantation des arbres (cf. règles professionnelles P.C.2-R1 « Travaux de plantation des arbres et des arbustes ») ;
    • les travaux d’entretien (cf. règles professionnelles P.E.1-R0 « Travaux d’entretien des arbres », P.E.2-R0 « Travaux d’entretien des arbustes » et P.E.3-R0 « Travaux d’entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses ») ;
    • les règles de composition des massifs (assemblage des couleurs, des hauteurs, des textures, etc.) ;
    • la conception et la mise en œuvre des systèmes d’arrosage (cf. règles professionnelles P.C.6-R0 « Conception des systèmes d’arrosage » et P.C.7-R0 « Travaux de mise en œuvre des systèmes d’arrosage ») ;
    • les travaux de plantation hors-sol.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Les végétaux des massifs : Annuelle, Plante de mosaïculture, Bisannuelle, Bulbeuse, Bulbe, Le calibre des bulbes, Tubéreuse, Tubercule, Graminée, Vivace, Plante à rhizome, Plante légumière / Légume, Plante grimpante, Sous-arbrisseau, Suffrutescent, Arbrisseau, Arbuste, Arbre
    • Taxon
    • Massif - composition végétale : Mixed-borders, Haie, Bordure
    • Mosaïculture
    • Modes de mise en œuvre : Mise en œuvre par taches, Mise en œuvre par séquences ou trames / plantation en modules
    • Opérations : Pralinage, Mise en jauge, Chignonage / déchignonage
    • Modes de conditionnement : Pot biodégradable, Godet, Conteneur, Motte pressée, Tontine, Motte grillagée
    • Amélioration de la fertilité des sols : Amendement, Amendements organiques, Amendements minéraux, Fertilisation, Engrais
    • Terreau
    • Terres ressources : Terre support, Terre végétale
    • Divers : Collet, Motte, Racines nues
    • Les travaux de parachèvement
    • Les travaux de confortement
    • Les travaux d'entretien courant

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux de plantation des massifs »


    Typologie des espaces

    Le tableau 1 donne des indications générales relatives aux interventions envisageables pour chacun des codes établis dans le cadre d’une gestion différenciée des espaces verts publics, mais également pour répondre aux attentes des multiples particularités des jardins privés. Il s'agit d'un cadre indicatif, qui nécessite d’être adapté aux cas particuliers.

    La typologie qui suit est une synthèse des principales classifications choisies et mises en œuvre par les collectivités. Elle a été créée par l’Association des ingénieurs territoriaux de France (AITF).


    Choix des plantes

    Écologie du projet et choix des espèces

    La compatibilité des plantes du futur aménagement avec le milieu doit être vérifiée par l’entreprise, qu’elle soit ou non à l’origine de leur choix. Les facteurs à prendre en compte pour évaluer cette compatibilité sont les suivants :


    Lorsque l’entreprise n’est pas responsable de l'achat des plantes, elle doit cependant s’attacher à apporter les meilleurs conseils possibles quant à leur choix, en tenant compte du milieu, du mode de ramification et du mode de floraison (pour les arbustes) et de l'emplacement prévu pour les plantes.

    L’entreprise doit avertir par écrit son client lors qu’ont été choisies des plantes inadaptées ou pouvant présenter un certain risque quant à leur adaptation ou d’accidents climatiques pouvant survenir (gels, sécheresses, etc.).

    Pour les plantes vivaces, les arbustes et les arbres qui drageonnent, l’entreprise doit signaler aux maîtres d’ouvrage les inconvénients du drageonnage et prévenir qu’il peut devenir conflictuel, notamment avec les voisins. 

    Le choix des espèces vise à optimiser les travaux d'entretien et à éviter la perte de l’atout esthétique des végétaux qui pourrait découler d'une plantation inadaptée.

    La liste exhaustive des plantes du projet doit figurer dans les documents contractuels (devis, facture) remis au client.

    • le potentiel de développement des plantes les températures minimales et maximales
    • l’exposition à la lumière
    • le pH du sol
    • la capacité de rétention du sol en eau
    • la teneur du sol en eau (excès ou déficit) et sa fraîcheur
    • la profondeur du sol
    • la texture du sol
    • etc.

    Dans une démarche tendant à limiter ou à supprimer l’usage des produits phytosanitaires, il est essentiel de favoriser la présence d’auxiliaires et d’éviter la propagation des pathogènes. Un choix diversifié d’espèces permet d’atteindre ces objectifs. Par ailleurs, l’utilisation de variétés de plantes résistantes aux maladies permet également d’éviter le recours aux produits phytosanitaires.


    Nomenclature des végétaux

    Pour toute commande de plantes, le maître d’œuvre doit impérativement préciser le nom botanique (nom latin) de chaque plante, genre, espèce et éventuellement cultivar ou variété.


    Retrouvez la règle professionnelle «Travaux de plantation des massifs » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 1 : travaux de mise en œuvre et d'entretien des plantes 

    > P.C.1-R0 (Décembre 2012) - Travaux des sols, supports de paysage
    > P.C.2-R1 (Février 2012) - Travaux de plantation des arbres et des arbustes
    > P.C.4-R0 (Juin 2013) - Mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs)
    > P.C.6-R0 (Juillet 2012) - Conception des systèmes d'arrosage
    > P.C.7-R0 (Juillet 2014) - Travaux de mise en œuvre des systèmes d'arrosage
    > P.E.1-R (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbres
    > P.E.2-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbustes
    > P.E.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux d'entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses
    > P.E.4-R0 (Juillet 2012) - Travaux de maintenance des systèmes d'arrosage
    > P.E.5-R0 (Janvier 2015) - Travaux d'entretien des gazons (hors sols sportifs)

    P.C.4-R0 : Travaux de mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs)

    Pc4 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Les travaux d’engazonnement concernent la création d’une pelouse par trois techniques :

    • le semis du gazon ;
    • la pose de gazon précultivé en rouleau ou en plaques ;
    • le bouturage.

    Leur mise en œuvre est décrite à partir de leur installation jusqu’à la réception des travaux.


    Ne sont pas concernés par les travaux de mise en œuvre des gazons :

    • les travaux de mise en œuvre des gazons hors zone métropolitaine ;
    • l’installation de végétation par semis hydraulique (cf. règles professionnelles N.C.1-R0 « Travaux de génie végétal ») ;
    • la mise en œuvre des gazons sportifs (cf. règles professionnelles P.C.5-R0 « Travaux de mise en œuvre des terrains de sports ») ;
    • l’entretien des gazons (cf. règles professionnelles P.E.5-R0 « Travaux d’entretien des gazons ») ;
    • la régénération naturelle ;
    • l’engazonnement de sols non fertiles ;
    • l’engazonnement sur toitures et terrasses végétalisées (cf. règles professionnelles B.C.4-R0) ;
    • « Travaux de création et de mise en œuvre d’une toiture végétalisée intensive » et cf. règles professionnelles pour la conception et la réalisation des terrasses et toitures végétalisées – Adivet, CSFE, SNPPA, Unep).


    Termes définis dans le fichier PDF


    • Pelouse ou gazon
    • Terres ressources : terre support, terre végétale
    • La perméabilité du sol
    • Le végétal : graminées à gazon, graminées herbacées, petites légumineuses
    • Les techniques : faux semis, sur-semis, top-dressing, gazon de placage
    • Le matériel : niveleuse légère ou lame niveleuse, draineuse, préparateur de sol, engazonneuse, rouleau, regarnisseur
    • Typologie des gazons et pelouses : gazon d'ornement, gazon d'agrément, pelouses alternatives extensives, pelouses fleuries
    • Appellations officielles pour les mélanges de semences : mélange pour enherbement non fourrager, mélange pour gazon, certifications de qualité supérieur, principales compositions pour pelouses
    • Autres définitions : faculté germinative, pureté spécifique, semences certifiées

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux de mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs) »


    Références réglementaires

    Les mélanges, espèces et variétés doivent être choisis, selon les marchés, de manière à figurer sur une liste officielle gazon.


    Tableau des caractéristiques des espèces

    Le tableau 2 synthétise les caractéristiques des principales espèces utilisées dans les pelouses. Ces espèces sont utilisées essentiellement en association.


    Préparation des sols et arrosage

    Les règles professionnelles P.C.1-R0 « Travaux des sols, supports de paysage » traitent en détail de la caractérisation, de l’amélioration, de la valorisation et de la reconstitution des sols. Elles comportent notamment une partie dédiée à la préparation des sols pour la mise en œuvre des gazons (§ 3.5.2).
    Dans le cas de sols rapportés par un prestataire tiers (terrassier), il est recommandé de réceptionner ceux-ci en prenant des réserves pour se garantir de l’absence de produits herbicides rémanents. Il est également recommandé d’informer le maître d’ouvrage sur les risques éventuels de pollution des sols. L'absence de rhizome de chiendent ou liseron doit notamment être vérifiée.


    Par ailleurs, les caractéristiques des sols rapportés qui suivent doivent être vérifiées :

    • la qualité physique ;
    • la quantité ;
    • la bonne perméabilité ;
    • la compatibilité physico-chimique avec le sol encaissant.

    Une analyse de sol peut être effectuée.


    Qualité physique des sols

    La perméabilité du sol encaissant est vérifiée préalablement. Elle doit environ être égale à 10-4 m/s. Le sol doit être bien perméable : la surface ne doit pas être fermée, lissée ou plombée par la pluie ou par un travail sur sol humide ou par un travail mécanique important favorisant le compactage.
    Le sol doit être propre, sans caillou en surface, sans adventice, sans racine de plantes colonisantes (exemple : chiendent).
    Note : Dans le cas de terrains en friche, il est conseillé d’appliquer de manière raisonnée un herbicide total non rémanent (suivant les préconisations du plan Ecophyto 2018) et/ou de passer un broyeur (avant germination des adventices).


    Préparation du sol

    La préparation des sols est similaire pour un semis, pour la pose de gazon précultivé en rouleau et pour la technique du bouturage. Les opérations à réaliser pour préparer un sol en place ou un sol rapporté sont les suivantes :

    • décompacter le terrain sur une profondeur de 10 à 20 cm (voire dans certains cas 30 cm au maximum) avec un matériel type sous-soleuse ou rotobêche ;
    • émietter les mottes à l’aide d’un matériel type cultivateur rotatif, enfouisseur de pierres ou herse ;
    • incorporer un amendement si nécessaire (sable, tourbe, calcaire) et y ajouter selon les besoins un engrais de fond riche en phosphore et en potasse (mais faible en azote), à raison de 60 à 100 unités par hectare, et favoriser l’utilisation d’engrais à libération lente pour éviter le lessivage ;
    • effectuer un nivellement parfait en évitant toute déformation ;
    • rouler pour bien stabiliser le sol, sans pour autant le compacter.



    Retrouvez la règle professionnelle «Travaux de mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs) » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 1 : travaux de mise en œuvre et d'entretien des plantes

    > P.C.1-R0 (Décembre 2012) - Travaux des sols, supports de paysage
    > P.C.2-R1 (Février 2012) - Travaux de plantation des arbres et des arbustes
    > P.C.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux de plantation des massifs
    > P.C.6-R0 (Juillet 2012) - Conception des systèmes d'arrosage
    > P.C.7-R0 (Juillet 2014) - Travaux de mise en œuvre des systèmes d'arrosage
    > P.E.1-R (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbres
    > P.E.2-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbustes
    > P.E.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux d'entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses
    > P.E.4-R0 (Juillet 2012) - Travaux de maintenance des systèmes d'arrosage
    > P.E.5-R0 (Janvier 2015) - Travaux d'entretien des gazons (hors sols sportifs)

    P.C.6-R0 : Conception des systèmes d’arrosage

    Pc6 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Les présentes règles ont pour objet de définir les prescriptions minimales  de  conception  des  systèmes  d'arrosage.  Elles  s'étendent à toutes les installations ou parties d'installations  effectuées par les installateurs d’arrosage.
    Ces  règles  professionnelles  visent  à  concevoir  des  systèmes  d’arrosage   permettant   de   limiter   les   consommations   d’eau  en  apportant  le  juste  arrosage  nécessaire  au  bon  développement du végétal dans les aménagements paysagés et à la qualité des surfaces sportives. Les   applications   de   systèmes   d’arrosage   à   des   fins   de   lavage,  de  nettoyage,  d’abaissement  de  température  dans  le  domaine  industriel  peuvent  être  faites  en  suivant  ces  préconisations.


    Ne sont pas concernées par la conception des systèmes d'arrosage :

    • Les installations utilisées à des fins liées à la sécurité réglementaire incendie.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Typologie des systèmes d’arrosage : Système d'arrosage, Arrosage intégré, Arrosage manuel, Arrosage automatique programmé, Arrosage par sub-irrigation ou arrosage sous-surfacique
    • Matériels d’arrosage utilisés : Buse, Canne, Montage souple ou montage articulé, Arroseur escamotable à jet fixe (type tuyère), Arroseur escamotable à jet rotatif, Micro-asperseur, Goutteur, Tuyau goutte-à-goutte, Arroseur auto-moteur, Bouche d'arrosage, Disconnecteur hydraulique, Clapet anti-vidange, Regard à vannes, Programmateur, Programmateur sur secteur, Programmateur autonome, Gestion centralisée, Gestion à distance, Electrovanne, Solénoïde, Vanne volumétrique à réarmement manuel, Sondes de détection des conditions climatiques, Débitmètre, Compteur d’eau, Station de pompage, Surpresseur, Source d’eau, Pompe doseuse, Limiteur de débit, Régulateur de pression aval, Clapet anti-retour, Ventouse à double effet, Appareil de robinetterie (vanne), Vanne manuelle, Vanne de purge, Vanne automatique télécommandée, Clapet vanne, Canalisation d'arrosage, Canalisation primaire, Canalisation secondaire, Câble électrique, Fourreau, Décodeur
    • Terminologie spécifique à la conception des systèmes d'arrosage : Portée (d'un asperseur ou diffuseur), Dose d'arrosage, Implantation, Programme d'arrosage, Sectorisation, Séquence d'arrosage, Voie d'arrosage, Cycle d'arrosage, Durée du cycle d'arrosage, Fenêtre d'arrosage, Fréquence d'arrosage, Zone hydraulique, Arrosage par aspersion, Pression, Pression statique, Pression dynamique, Débit, Perte en charge, Angle, Secteur
    • Définitions agronomiques : Apport pluviométrique, Evapotranspiration, Evapotranspiration potentielle (ETP ou ET), Evapotranspiration maximale (ETM), Humidité relative, Coefficient cultural, Evapotranspiration réelle, Granulométrie du sol, Structure du sol, Capacité de rétention d’eau, Réserve utile en eau du sol, Réserve facilement utilisable, Vitesse d’infiltration ou conductivité hydraulique, Vitesse du vent

    Présentation de la règle professionnelle « Conception des systèmes d'arrosage »


    La norme NF EN 484-1 définit la liste et le type d’informations qu’un maître d’ouvrage public doit mettre à disposition de l’installateur. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux petites surfaces ou aux clients particuliers, pour lesquels il est préconisé de collecter les informations suivantes avant de réaliser une installation.

    Informations sur le site du projet

    Les informations à collecter au minimum sont les suivantes :

    • surface du terrain, contours, voisinage ;
    • orientation du terrain ;
    • emplacement des constructions ;
    • position des pelouses, massifs, allées, rocailles ;
    • position des haies, buissons, arbres, etc. ;
    • importance et sens des pentes du terrain ;
    • nivellement du sol ;
    • réservations, traversées de routes, réseaux, divers, etc.


    Profils paysagers

    Il est indispensable de caractériser les espèces présentes, notamment au niveau physiologique. Les espèces végétales ont en effet un développement propre ainsi que des besoins en eau spécifiques, ces derniers devant être pris en compte pour définir les fréquences d’arrosage.
    Par ailleurs, il faut prendre en compte leurs positions car elles peuvent gêner l’utilisation d’un système d’arrosage donné ou en tous cas guider le positionnement des arroseurs.


    Les pelouses sans obstacle

    Zones   engazonnées   qui   se   caractérisent   par   l’absence d’obstacle pouvant gêner un asperseur. Elles se caractérisent par des profondeurs d’enracinement faibles, de 5 à 15 cm.


    Les pelouses avec obstacles

    Zones  engazonnées  qui  se  caractérisent  par  la  présence  d’obstacles  (arbres,  arbustes,  lampadaires,  etc.)  pouvant  gêner les arroseurs


    Les plates-bandes

    Elles se caractérisent par des bandes plutôt étroites (0,30 à 2,50m), couvertes de végétation. Il peut s’agir de gazon ou d’autres plantes, dont les profondeurs d’enracinement varient de 15 à 40 cm.


    Massifs d’annuelles

    Caractérisés par des plantes de faible hauteur, dont les profondeurs d’enracinement sont d’environ 20 cm.


    Massifs d’arbustes

    Caractérisés par des plantes de taille moyenne, et de densité moyenne. Les profondeurs d’enracinement varient en fonction de l’espèce de 30 à 40 cm.


    Les rocailles

    Elles se caractérisent par des bandes en pente, de formes évolutives et couvertes d’une plantation éparse, de plantes vivaces. La profondeur de sol est faible, environ 20 cm, et le sol en général riche en éléments grossiers, très drainants. La profondeur d’enracinement est variable, de 10 à 30 cm.


    Les haies

    Alignement d’arbres ou d’arbustes. Les profondeurs d’enracinement des haies varient en fonction de l’espèce, de 60cm à plus de 2m3.


    Les arbres

    Ils peuvent être isolés, en alignement, en bosquet. Ils peuvent nécessiter un arrosage indépendant. La profondeur de sol disponible pour les arbres dépend en général de l’aménagement ; les fosses de plantations font au minimum 2m3.


    Bacs et jardinières, balcons et terrasses

    En général composés de plantes annuelles, de plantes vivaces et de petits arbustes. Ce profil paysager nécessite de prendre en compte le drainage et/ou l’existence d’un exutoire. Les supports de plantation sont souvent des mélanges de terre et d’amendements organiques (tourbe, compost par exemple) de forte capacité de rétention d’eau, sur une profondeur pouvant aller jusqu’à 1m (60cm en moyenne).


    Les massifs

    Ils se caractérisent par des formes évolutives couvertes de plantations d’arbustes et/ou de plantes vivaces, voire de plantes annuelles.



    Retrouvez la règle professionnelle « Conception des systèmes d’arrosage » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 1 : travaux de mise en œuvre et d'entretien des plantes

    > P.C.1-R0 (Décembre 2012) - Travaux des sols, supports de paysage
    > P.C.2-R1 (Février 2012) - Travaux de plantation des arbres et des arbustes
    > P.C.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux de plantation des massifs
    > P.C.4-R0 (Juin 2013) - Mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs)
    > P.C.7-R0 (Juillet 2014) - Travaux de mise en œuvre des systèmes d'arrosage
    > P.E.1-R (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbres
    > P.E.2-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbustes
    > P.E.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux d'entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses
    > P.E.4-R0 (Juillet 2012) - Travaux de maintenance des systèmes d'arrosage
    > P.E.5-R0 (Janvier 2015) - Travaux d'entretien des gazons (hors sols sportifs)

    P.C.7-R0 : Travaux de mise en oeuvre des systemes d'arrosage

    Pc7 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Les présentes règles ont pour objet de définir les prescriptions minimales relatives aux travaux de mise en œuvre des systèmes d’arrosage. Elles s’étendent à toutes les installations ou parties d’installations effectuées par les installateurs d’arrosage.

    Ces règles professionnelles visent à mettre en œuvre des systèmes d’arrosage permettant de limiter les consommations d’eau en apportant le juste arrosage nécessaire au bon développement du végétal dans les aménagements paysagés et à la qualité des surfaces sportives.
    Les applications de systèmes d’arrosage à des fins de lavage, de nettoyage, d’abaissement de température dans le domaine industriel peuvent être faites en suivant ces préconisations.


    Ne sont pas concernés les travaux de mise en oeuvre des systèmes d'arrosage :

    • les travaux de mise en œuvre des systèmes d’arrosage intégrant une installation de pompage ;
    • la conception des systèmes d’arrosage, qui fait l’objet des règles professionnelles P.C.6-R0 « Conception des systèmes d’arrosage » ;
    • les travaux de maintenance des systèmes d’arrosage, qui font l’objet des règles professionnelles P.E.4-R0 « Travaux de maintenance des systèmes d’arrosage » ;
    • les installations utilisées à des fins liées à la sécurité réglementaire incendies.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Typologie des systèmes d’arrosage : Système d'arrosage, Arrosage intégré, Arrosage manuel, Arrosage automatique programmé, Micro-irrigation, Arrosage par sub-irrigation ou arrosage, Micro-aspersion                
    • Matériels d’arrosage utilisés : Appareil de robinetterie (vanne), Arroseur auto-moteur, Arroseur escamotable à jet fixe, Arroseur escamotable à    jet rotatif, Bouche d'arrosage, Bouche    à clé / Tête, Bubbler, Buse, Câble électrique, Canalisation d'arrosage, Canalisation primaire, Canalisation secondaire, Canne, Clapet anti-retour, Clapet anti-vidange, Clapet vanne, Compteur d’eau, Débitmètre, Décodeur, Disconnecteur hydraulique, Electrovanne, Fourreau, Gestion à distance, Gestion centralisée, Goutteur, Limiteur de débit, Micro-asperseur, Montage articulé, Montage déporté (souple), Nourrice, Pompe doseuse, Programmateur, Programmateur    autonome, Programmateur sur secteur, Regard à vannes, Régulateur de pression aval, Solénoïde, Sondes de détection des conditions climatiques, Source d’eau, Station de pompage, Surpresseur, Tuyau goutte-à-goutte, Vanne automatique télécommandée, Vanne de purge, Vanne manuelle, Vanne volumétrique à réarmement, Ventouse à double effet
    • Terminologie spécifique à la conception des systèmes d’arrosage : Portée (d'un arroseur ou diffuseur), Implantation, Sectorisation, Voie d'arrosage, Zone hydraulique, Arrosage par aspersion, Angle, Secteur                
    • Termes propres aux travaux : Tranchée, Fouille, Remblayage, Montage déporté, Montage articulé, Piquetage                
    • Termes propres aux engins : Trancheuse, Mini-pelle, Sous-soleuse                
    • Termes propres aux conduites : Conduite, Chanfrein, Butées, Assemblage et raccordement des conduites
    • Divers : Disjoncteur, Manomètre, Génératrice supérieure, Réseau primaire, Réseau secondaire

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux des sols et supports de paysage »


    Lorsque l’entreprise n’a pas réalisé elle-même l’étude préalable et qu’elle se rend compte que l’étude ne respecte pas les préconisations des règles professionnelles P.C.6-R0 « Conception des systèmes d’arrosage » (choix des matériaux, implantation des arroseurs, etc.), elle doit en avertir son client et le conseiller en conséquence.

     
    Assurances

    L’installateur doit avoir une assurance multi-garanties chef d'entreprise qui couvre :

    • les dommages corporels ;
    • les dommages matériels et immatériels ;
    • les dommages corporels résultant d'intoxications, d'empoisonnements ;
    • les dommages corporels matériels et immatériels consécutifs à la pollution.

    Des justificatifs pourront être demandés par le maître de l'ouvrage.


    Implantation et piquetage

    L'implantation d'une installation d'arrosage intégré doit être, dans la mesure du possible, conforme au plan de conception élaboré au cours de l'étude. Le piquetage matérialise l’implantation. Ces deux étapes doivent être réalisées en tenant compte de la configuration du terrain et de ses contraintes, dans le respect des règles professionnelles P.C.6-R0 « Conception des systèmes d’arrosage ». A l’issue de l’implantation, les plans d’exécution définitifs sont établis.

    Le piquetage consiste à matérialiser à l’aide de piquets :

    • le positionnement des arroseurs et des appareils de robinetterie et de fontainerie. Les piquets doivent être de dimension suffisante pour permettre une excellente signalisation des appareils à positionner. 

    Remarque : La tête des piquets peut être repérée par une couleur correspondant aux différents organes à piqueter.

    • le point de départ des réseaux primaires ;
    • les pompes et les compteurs.


    Remarque : après le piquetage, les tranchées sont généralement matérialisées à l’aide d’une bombe de peinture ou de plâtre.



    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux des sols et support de paysage » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 1 : travaux de mise en œuvre et d'entretien des plantes

    > P.C.1-R0 (Décembre 2012) - Travaux des sols, supports de paysage
    > P.C.2-R1 (Février 2012) - Travaux de plantation des arbres et des arbustes
    > P.C.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux de plantation des massifs
    > P.C.4-R0 (Juin 2013) - Mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs)
    > P.C.6-R0 (Juillet 2012) - Conception des systèmes d'arrosage
    > P.E.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbres
    > P.E.2-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbustes
    > P.E.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux d'entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses
    > P.E.4-R0 (Juillet 2012) - Travaux de maintenance des systèmes d'arrosage
    > P.E.5-R0 (Janvier 2015) - Travaux d'entretien des gazons (hors sols sportifs)

    P.E.1-R0 : Travaux d’entretien des arbres

    Pe1 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Il s’agit de décrire les actions relatives à l’entretien des arbres, incluant :

    • les opérations de taille (formation des jeunes arbres après plantation, tailles des arbres adultes, élagage, abattage, etc.) ;
    • les autres interventions d’entretien des arbres (entretiens confortatoires de plantation, interventions sanitaires, gestion des adventices, paillage, haubanage, protection du tronc, etc.)



    Ne sont pas concernées par ce document :

    • les opérations de formation en pépinière, avant plantation ;
    • les opérations d’entretien des arbustes, qui font l’objet des règles professionnelles P.E.2–R0 « Travaux d’entretien des arbustes » ;
    • les opérations de terrassement et d’arrachage d’arbres ;
    • les opérations d’entretien des arbres forestiers.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Termes généraux : Essence, Taille, Arbre isolé, Groupe d'isolés, Groupe d'arbres, Bouquet d'arbres, Masse boisée, Alignement continu, Alignement discontinu, Mail
    • Morphologie et physiologie de l’arbre : Descente de sève, Débourrement, Branche charpentière, Tige, Apex, Flèche, Branche, Rameau, Drageon, Bourgeon, Suppléant, Rejet, Gourmand, Ramification, Relais potentiel (Tire-sève), Houppier (ou couronne), Frappe de diagnostic, Pénétrométrie
    • Modes de conduite : Mode de consuite, Conduite raisonnée, Forme à volume évolutif, Forme à volume stable, Forme mixte, Conduite non raisonnée, 
    • Interventions de taille : Taille à la plantation, de formation, d'entretien, d'adaptation, de conversion, de restructuration, de prévention des risques, d'éclaircissage, sanitaire, Abattage
    • Autres interventions sur les arbres : Haubanage, Dessouchage, Dévitalisation

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux d'entretien des arbres »


    Les arbres présents dans les milieux anthropisés (rues, parcs, jardins publics ou privés, etc.) subissent souvent des contraintes spatiales ou paysagères qui amènent à devoir les tailler pour limiter leur volume, dessiner leur forme, ou améliorer les conditions de sécurité.
    Une intervention de taille significative sur un arbre doit être raisonnée car elle représente une agression pour l’arbre. Elle ne doit s’envisager qu'en cas de réelle nécessité et demande de l’observation, une bonne connaissance de l’arbre, de sa physiologie et de son équilibre et une anticipation de ses réactions.

    Les tailles radicales (coupes de branches de grandes dimensions, réduction de volume d'un arbre en port libre ou semi libre éliminant une majeure partie des ramifications pouvant porter des feuilles, étêtage, etc.) affaiblissent l’arbre et le fragilisant sur le plan mécanique. Elles doivent être proscrites.
    Les tailles radicales diminuent durablement le niveau des réserves de l'arbre et ses capacités de réaction aux agressions extérieures, les tissus mis à nu sont colonisés par des organismes qui peuvent dégrader le bois, les suppléants qui se forment seront longtemps mal ancrés sur leur support.

    Le système racinaire est également affecté.
    De plus, ces tailles ne résolvent généralement pas longtemps les problèmes de volume car les suppléants formés peuvent vite reconstituer les parties enlevées. La densité du feuillage est plus forte qu'avant l'intervention (feuilles généralement plus grandes et ramifications plus nombreuses) augmentant l'ombrage ou l'opacité. La formation de bois mort peut survenir à nouveau rapidement, soit par dépérissement de branches conservées, soit par mortalité de suppléants dominés.

    Enfin, les tailles radicales dégradent la qualité paysagère du site pour de longues années.


    Diagnostics préalables

    Un diagnostic préalable à l’intervention permet d'étudier l'arbre sous tous ses aspects, afin de déterminer les travaux de taille, de prévention des risques, ou les autres actions qui seront les plus adaptées à la fois à son état et à sa situation.
    Quatre types de diagnostics peuvent être mis en œuvre.


    Diagnostic de développement et de vigueur (ontogénique)

    Il consiste à caractériser le développement et la croissance de l’arbre en comparant les caractères morphologiques visuels observés à un standard.
    Il permet d’estimer la capacité de l’arbre à réagir ou supporter certaines actions de taille.

    Diagnostic phytosanitaire

    Il consiste à repérer d’éventuelles pathologies (maladies cryptogamiques, bactériennes, virales), attaques de ravageurs (acariens, insectes, nématodes, etc.) ou carences (hydrique, minérale), et à estimer leur gravité.
    Il permet de mettre en place les moyens de protection éventuellement nécessaires pour éviter toute contamination des outils, du personnel et de l’environnement.


    Diagnostic de dangerosité

    Il consiste en un diagnostic visuel de l’état mécanique de l’arbre (solidité, équilibre, etc.), depuis le pied ou au sein du houppier, afin d’identifier et de localiser les différentes défectuosités et anomalies mécaniques. Le diagnostic visuel est éventuellement complété par une étude instrumentale (frappe, pénétromètrie, etc.)
    Il peut permettre de déterminer le degré de sécurité ou de dangerosité de l’arbre (avec et sans vent, verglas, etc.).

    Il donne une indication sur le degré de sécurité ou de dangerosité de l'arbre à un instant T et sous réserves.


    Retrouvez la règle professionnelle «Travaux d'entretien des arbres » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de Axe 1 : travaux de mise en œuvre et d'entretien des plantes

    > P.C.1-R0 (Décembre 2012) - Travaux des sols, supports de paysage
    > P.C.2-R1 (Février 2012) - Travaux de plantation des arbres et des arbustes
    > P.C.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux de plantation des massifs
    > P.C.4-R0 (Juin 2013) - Mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs)
    > P.C.6-R0 (Juillet 2012) - Conception des systèmes d'arrosage
    > P.C.7-R0 (Juillet 2014) - Travaux de mise en œuvre des systèmes d'arrosage
    > P.E.2-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbustes
    > P.E.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux d'entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses
    > P.E.4-R0 (Juillet 2012) - Travaux de maintenance des systèmes d'arrosage
    > P.E.5-R0 (Janvier 2015) - Travaux d'entretien des gazons (hors sols sportifs)

    P.E.2-R0 : Travaux d’entretien des arbustes

    Pe2 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Les travaux d’entretien des arbustes concernent les pratiques qui sont appliquées tout au long de l’existence des arbustes (y compris des arbustes fruitiers à vocation ornementale), depuis la réception des travaux. Ils comprennent les travaux de confortement et les travaux d’entretien courant suivants : maîtrise des adventices, des agresseurs et autres pathologies, arrosage, tailles de formation et tailles d’entretien. Souvent considérés comme groupe à part à cause de la multitude de types et de cultivars existants, les rosiers ne sont pourtant que des arbustes parmi d'autres. Ils font donc partie intégrante de ces règles.


    Ne sont pas concernés par la règle professionnelle sur l'entretien des arbustes :

    • le choix et la plantation des arbustes (cf. règles professionnelles P.C.3-R0 « Travaux de plantation des massifs » et règles professionnelles P.C.2-R1 « Travaux de plantation des arbres et des arbustes ») ;
    • les soins effectués aux arbustes avant leur plantation (cf. règles professionnelles P.C.3-R0) ;
    • l’entretien des arbustes entre la plantation et la réception (cf. règles professionnelles P.C.3-R0 et P.C.2-R1).


    Termes définis dans le fichier PDF


    • Travaux de parachèvement
    • Travaux de confortement
    • Travaux d’entretien courant
    • Modes de ramification : Basitonie, Acrotonie, Rameaux médians
    • Principes de propagation : Drageon, Marcotte, Stolons
    • Formes et volumes : Cépée, Charpente, Gobelet, Houppier, Topiaires
    • Rameaux : Tige, Suppléants, Têtard ou tête de chat, Codominants
    • Bourgeons : Bourgeon végétatif, Bourgeon floral, Bourgeon mixte
    • Actions de taille : Recéper, Éclaircir, Diminuer, Réduire
    • Divers : Méristème, Repercer / rejeter de souche, Aoûtement

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux d’entretien des arbustes »


    Même dans les cas où l’entreprise n’est pas responsable d’un éventuel mauvais choix des plantes, elle doit s’attacher à proposer et à appliquer les soins les plus adaptés aux types d’arbustes et à leur situation.

    La nécessité d’intervenir (ou non) s’apprécie par l’analyse de leur environnement, de leur mode de ramification et par l’analyse des objectifs assignés aux arbustes. Le logigramme ci-après indique comment les différents paragraphes de la partie 3 de ces règles professionnelles s’imbriquent les uns par rapport aux autres.


    Analyse de l’environnement : contexte et contraintes

    Avant toute intervention, il est nécessaire de mettre en place une démarche analytique et prospective mettant en relief les spécificités agronomiques, physiologiques, écologiques et paysagères. Cette démarche doit permettre d’apporter des réponses relatives au choix d’une technique d’entretien en tenant compte de l’ensemble des paramètres liés aux objectifs poursuivis et à la plante elle-même. Respectueuse des végétaux, cette démarche permet également à l’entrepreneur de pouvoir informer et proposer à son client la réponse la mieux adaptée à ses attentes. Pour ce faire, l’entrepreneur peut se faire préciser la philosophie de l’aménagement par le client. L’entrepreneur doit apporter les conseils les plus pertinents pour mettre en œuvre les pratiques les plus adaptées au respect des végétaux, en tenant compte des attentes du client. La recherche des objectifs à atteindre est un préambule à toute intervention.

    L'analyse est effectuée en amont au sein de l'entreprise pour permettre aux intervenants de bien s'imprégner du contexte environnemental. Il n'est pas obligatoire de formaliser cette analyse, ni de la restituer au client.

    Les contraintes d’aménagement

    Pour comprendre et déceler d’éventuelles contraintes qui doivent être prises en compte dans l’entretien d’un espace, il est nécessaire de réaliser une analyse visuelle et fonctionnelle du site. Ces contraintes peuvent par exemple être économiques ou liées à des limites de propriété ou au rôle des plantations dans l’aménagement (accompagnement esthétique, obstruction visuelle ou physique, etc.)


    Les contraintes d’usage

    L’analyse porte sur le niveau et le type de fréquentation du site (classe d’âge des utilisateurs par exemple), le rôle de l’aménagement (liaison, promenade, détente), les habitudes de passage et le respect de la réglementation en vigueur.

    Le parti pris paysager

    L’analyse s’intéresse ici à la nature du jardin, à son niveau d’esthétique et au parti pris paysager (aménagement très horticole ou plutôt naturel, classe de gestion différenciée le cas échéant).

    Les contraintes du milieu

    Les interventions doivent s’adapter aux contraintes pédoclimatiques (par exemple la taille des espèces exotiques ou limites d’un point de vue climatique doit être effectuée loin de la saison hivernale), tenir compte de l’ensoleillement, de la nature du sol et de sa capacité de rétention en eau.

    Les structures végétales en place

    L’intervention ne doit pas remettre en cause l’entretien antérieur des structures végétales, sauf demande expresse du client, ou pour aller vers un nouvel entretien plus adapté à un nouveau contexte.


    Retrouvez la règle professionnelle «Travaux d’entretien des arbustes » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 1 : travaux de mise en œuvre et d'entretien des plantes

    > P.C.1-R0 (Décembre 2012) - Travaux des sols, supports de paysage
    > P.C.2-R1 (Février 2012) - Travaux de plantation des arbres et des arbustes
    > P.C.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux de plantation des massifs
    > P.C.4-R0 (Juin 2013) - Mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs)
    > P.C.6-R0 (Juillet 2012) - Conception des systèmes d'arrosage
    > P.C.7-R0 (Juillet 2014) - Travaux de mise en œuvre des systèmes d'arrosage
    > P.E.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbres
    > P.E.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux d'entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses
    > P.E.4-R0 (Juillet 2012) - Travaux de maintenance des systèmes d'arrosage
    > P.E.5-R0 (Janvier 2015) - Travaux d'entretien des gazons (hors sols sportifs)

    P.E.3-R0 : Travaux d’entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses

    Pe3 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Les présentes règles traitent de l’entretien des plantes ornementales non arbustives et non arborescentes, essentiellement les annuelles, les bisannuelles, les vivaces et les bulbeuses, ainsi que de l’entretien des plantes tubéreuses et des légumes utilisés à fins décoratives depuis la réception des travaux. Elles détaillent les différentes opérations à réaliser pour les travaux de confortement et pour les travaux d’entretien courant. Elles concernent à la fois les massifs en pleine terre et les massifs hors-sol (en jardinières par exemple).
    Quelle que soit leur nature, les travaux d’entretien ne doivent entraîner de modifications ni dans les caractéristiques techniques, ni dans l’aspect esthétique des espaces aménagés, sauf indications contraires du client ou du maître d’œuvre.


    Ne sont pas concernés par les travaux d'entretiens des plantes :

    • les travaux de plantation des massifs ainsi que les travaux de parachèvement, qui font l’objet des règles professionnelles P.C.3-R0 « Travaux de plantation des massifs ».
    • Afin de vérifier la bonne exécution du travail, les règles professionnelles P.C.3-R0 comprennent des points de contrôle internes et contradictoires. Ces notions sont explicitées au § 5 de ces règles.


    Termes définis dans le fichier PDF

    • Travaux de parachèvement
    • Travaux de confortement
    • Travaux d’entretien courant
    • Massif – composition végétale
    • Mixed-borders
    • Mosaïculture
    • Les végétaux des massifs : Annuelle, Plante de mosaïculture, Bisannuelle, Bulbeuse, Bulbe,Le calibre des bulbes, Tubéreuse, Tubercule, Graminée, Vivace, Plante à rhizome, Plante légumière / Légume, Plante grimpante
    • Les opérations d’entretien : Taille, Pincement, Tuteurage, Bêchage, Griffage, Binage, Béquillage
    • Amélioration de la fertilité des sols : Amendement, Amendements organiques (source : NF U44-051), Amendements minéraux, Fertilisation, Engrais (source : NF U42-001)
    • Autres définitions : Hampe florale, Collet, Paillis

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux d’entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses »


    Nature des interventions d’entretien en fonction de la typologie des espaces


    Typologie des espaces

    Le tableau 1 donne des indications générales relatives aux interventions envisageables pour chacun des codes établis dans le cadre d’une gestion différenciée des espaces verts publics, mais également pour répondre aux attentes des multiples particularités des espaces verts privés. Il s'agit d'un cadre indicatif, qui nécessite d’être adapté aux cas particuliers.
    La nature des interventions d’entretien doit se faire en tenant compte de toutes les contraintes liées au comportement des plantes et du sol. La recherche des objectifs à atteindre est un préambule à toute intervention.
    La typologie qui suit est une synthèse des principales classifications choisies et mises en œuvre par les collectivités.
    Elle a été créée par l’Association des ingénieurs territoriaux de France (AITF).


    Nature des interventions d’entretien conseillées

    Le tableau 2 synthétise les différentes interventions à réaliser dans le cadre d’une gestion différenciée pour entretenir des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses selon les codes définis dans le tableau 1.


    Diagnostic préalable

    Un diagnostic préalable à l’intervention permet d'étudier les végétaux des massifs sous tous leurs aspects, afin de déterminer les opérations les plus adaptées à la fois à leur état et à leur situation. La réalisation de ce diagnostic préalable permet en outre d’établir un contact personnalisé avec les clients en partageant avec eux les informations qui guideront les choix effectués par l’entrepreneur du paysage.
    Ce diagnostic permet d’établir un devis adapté aux besoins du client.
    Quatre types de diagnostics peuvent être mis en œuvre pour réaliser cet état des lieux :
    • diagnostic de développement et de vigueur :
    • diagnostic phytopathologique :
    • diagnostic faunistique :
    • état des lieux de l’environnement des massifs.
    L’annexe P.E.3-A2-R0 détaille les caractéristiques de ces différents diagnostics.


    Remarque : Le diagnostic préalable est effectué en amont, au sein de l'entreprise, pour permettre aux intervenants de bien s'imprégner du contexte environnemental. Il n'est pas obligatoire de formaliser cette analyse, ni de la restituer au client.

    Le diagnostic préalable peut être complété par des diagnostics complémentaires lors des interventions de l’entreprise du paysage (exemple : dans le cas d’un contrat ou d’un devis relatif à l’entretien des massifs ne comprenant pas d’opération de gestion des agresseurs, l’invasion des massifs par des pucerons amène l’entreprise à proposer la mise en œuvre de solutions de gestion des agresseurs).

    Opérations communes à l’entretien des plantes annuelles, bisannuelles et vivaces

    Les plantes annuelles et bisannuelles sont utilisées uniquement dans les jardins d’ornement et les parcs et jardins structurés (codes 1 et 2 du tableau 1). Quant aux plantes vivaces, elles sont utilisées dans les espaces correspondant aux codes 1 et 2 mais aussi dans les espaces d’accompagnement (code 3). Les préconisations qui suivent ne concernent donc que ces trois types d’espaces.
    Les principes généraux pour l’entretien des plantes annuelles, bisannuelles et vivaces sont les mêmes. Ils ont été regroupés en dix opérations :
    • renouvellement des décorations florales (lorsqu’il y en a) ;
    • arrosage ;
    • désherbage ;
    • apport d’engrais ;
    • gestion des agresseurs ;
    • griffage, binage et/ou béquillage ;
    • pincements ;
    • renouvellement des végétaux ;
    • renouvellement du paillis ;
    • nettoyage lors de la période de floraison.

    En fonction du diagnostic préalable, le professionnel du paysage détermine quelles sont les opérations qui doivent être réalisées, dans quel ordre elles doivent être réalisées et à quelle fréquence. Il définit ses dates d’intervention en fonction d’un planning préalablement établi mais aussi en fonction des conditions météorologiques. Il évite par exemple d’intervenir quand les sols sont détrempés ou lorsqu’ils sont trop durs et trop secs.

    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux d’entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 1 : travaux de mise en œuvre et d'entretien des plantes

    > P.C.1-R0 (Décembre 2012) - Travaux des sols, supports de paysage
    > P.C.2-R1 (Février 2012) - Travaux de plantation des arbres et des arbustes
    > P.C.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux de plantation des massifs
    > P.C.4-R0 (Juin 2013) - Mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs)
    > P.C.6-R0 (Juillet 2012) - Conception des systèmes d'arrosage
    > P.C.7-R0 (Juillet 2014) - Travaux de mise en œuvre des systèmes d'arrosage
    > P.E.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbres
    > P.E.2-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbustes
    > P.E.4-R0 (Juillet 2012) - Travaux de maintenance des systèmes d'arrosage
    > P.E.5-R0 (Janvier 2015) - Travaux d'entretien des gazons (hors sols sportifs)

    P.E.4-R0 : Travaux de maintenance des systèmes d’arrosage

    Objet et domaine d’application 


    Les travaux de maintenance concernent le suivi régulier et les interventions exceptionnelles sur un système d’arrosage automatique, dans le but de permettre son bon fonctionnement et sa pérennité, sans interruption causée par une dégradation du système.

    Ces règles professionnelles visent à concevoir des systèmes d’arrosage permettant de limiter les consommations d’eau en apportant le juste arrosage nécessaire au bon développement du végétal dans les aménagements paysagés et à la qualité des surfaces sportives.
    Ne sont pas concernées :
    • Les opérations de maintenance sur des systèmes d’arrosage intégrant un système de pompage.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Matériels d’arrosage utilisés : Buse, Canne, Montage souple ou montage articulé, Arroseur escamotable à jet fixe (type tuyère), Arroseur escamotable à jet rotatif, Micro-asperseur, Goutteur, Tuyau goutte-à-goutte, Arroseur auto-moteur, Bouche d'arrosage, Disconnecteur hydraulique, Clapet anti-vidange, Regard à vannes, Programmateur, Programmateur sur secteur, Programmateur autonome, Gestion centralisée, Gestion à distance, Électrovanne, Solénoïde, Vanne volumétrique à réarmement manuel, Sonde de détection des conditions climatiques, Débimètre, Compteur d’eau, Station de pompage, Surpresseur, Source d’eau, Pompe doseuse, Limiteur de débit, Régulateur de pression, Clapet anti-retour, Ventouse à double effet, Appareil de robinetterie (vanne), Vanne manuelle, Vanne de purge, Vanne automatique télécommandée, Clapet vanne, Canalisation d'arrosage, Canalisation primaire, Canalisation secondaire, Câble électrique, Fourreau, Décodeur
    • Maintenance préventive : Mise en hivernage ou purge, Mise en eau des réseaux après hivernage
    • Maintenance curative

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux de maintenance des systèmes d’arrosage »


    Opérations de maintenance en fonction des saisons

    Généralement, les installations d’arrosage peuvent fonctionner entre la première quinzaine de mars et la dernière quinzaine de novembre. Ces dates sont à ajuster en fonction du climat, notamment par rapport au froid, et en fonction de la typologie de l’installation.

    Quelle que soit l’installation, les réseaux doivent être protégés des dégâts liés au gel.


    Opérations de maintenance préventive courante


    Contrôle de l’étanchéité des réseaux primaires

    Après mise sous pression des réseaux, toutes vannes fermées, le compteur d’eau sera relevé pour vérifier qu’il n’y a pas de fuites.


    Regards

    Chaque fois qu’ils sont manœuvrés, les regards sont fermés et verrouillés. Ils sont vérifiés selon la fréquence de vérification des électrovannes ou en fonction des éléments qu’ils protègent et auxquels ils donnent accès. La maintenance préventive inclut le maintien de la propreté et de l’accessibilité des éléments protégés.


    Compteurs d’eau

    Les compteurs d’eau autorisent le contrôle des fuites du système hydraulique. Il est important de bien vérifier leur étanchéité. Le système de fermeture du compteur est vérifié au moment des mises en eau et des mises en hivernage.


    Compteur à impulsions

    La vérification de la transmission des impulsions est vérifiée au minimum une fois par mois et le nombre d’impulsions émises est comparé au débit mesuré avec le compteur d’eau.


    Dispositif de filtration

    Le matériel est vérifié afin que les pertes de charge ne puissent pas nuire à la pression dans le réseau. La différence de pression, mesurée à l’aide des manomètres installés en amont et en aval du filtre, est un indicateur de l’état de propreté du filtre.

    La maintenance du filtre est spécifique à chaque type de matériel et les indications sont fournies par le constructeur.


    Régulateur de pression

    Il est nécessaire de vérifier que la pression desservie est bien celle préconisée à l’installation.


    Circuits électriques

    Les fusibles font l’objet d’une attention particulière ainsi que les disjoncteurs placés en tête du réseau, avant les systèmes de programmation.


    Systèmes de programmation et automatismes

    Réglage de l’horloge

    Le réglage de l’horloge de programmation est effectué régulièrement, notamment au moment des passages heure d’été / heure d’hiver.


    Validation des valeurs des sondes

    Il faut vérifier le tarage des sondes, selon les directives données par les fabricants, et notamment les sondes suivantes (si elles font partie du système) :

    • tensiomètre ;
    • capteurs d’humidité ;
    • sondes météo (anémomètre, capteur pluviométrique).


    Disconnecteurs hydrauliques

    Les disconnecteurs fonctionnent le plus souvent par dépression. Le système de décharge est vérifié pour éviter les pertes d’eau pouvant être importantes.

    L’entretien est assuré par des personnes agréées "disconnecteur" pour intervenir sur ce type de matériel. La vérification est annuelle.


    Vannes et électrovannes

    Pour les vannes, il faut contrôler la qualité de l’étanchéité par ouverture et fermeture manuelles.

    Pour les électrovannes, il faut vérifier l’alimentation électrique et l’état des connexions électriques. En cas de non communication, il conviendra de réaliser des tests d’isolement et de continuité.


    Purges automatiques

    Leur étanchéité doit être vérifiée très régulièrement (une fois par mois) lorsqu’elles sont accessibles et contrôlables.

    Elles sont contrôlées en ouverture et en fermeture.


    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux de maintenance des systèmes d’arrosage » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 1 : travaux de mise en œuvre et d'entretien des plantes

    > P.C.1-R0 (Décembre 2012) - Travaux des sols, supports de paysage
    > P.C.2-R1 (Février 2012) - Travaux de plantation des arbres et des arbustes
    > P.C.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux de plantation des massifs
    > P.C.4-R0 (Juin 2013) - Mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs)
    > P.C.6-R0 (Juillet 2012) - Conception des systèmes d'arrosage
    > P.C.7-R0 (Juillet 2014) - Travaux de mise en œuvre des systèmes d'arrosage
    > P.E.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbres
    > P.E.2-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbustes
    > P.E.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux d'entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses
    > P.E.5-R0 (Janvier 2015) - Travaux d'entretien des gazons (hors sols sportifs)

    P.E.5-R0 : Travaux d’entretien des gazons (hors sols sportifs)

    Pe5 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Les travaux d’entretien des gazons concernent les gazons mis en œuvre par semis, par pose de rouleaux ou de plaques et par bouturage. L’entretien commence dès que la mise en œuvre est achevée. Il comprend donc notamment les travaux de parachèvement et de confortement.

    Ne sont pas concernés par les travaux d'entretien des gazons :

    • les travaux d’entretien des gazons sportifs (cf. règles professionnelles P.E.6-R0 « Travaux d’entretien des sols sportifs ») ;
    • les spécificités des travaux d’entretien des gazons mis en œuvre sur toitures et terrasses végétalisées ;
    • les soins aux plantes avant leur plantation.

    Afin de vérifier la bonne exécution du travail, les règles professionnelles P.E.5-R0 « Travaux d’entretien des gazons (hors sols sportifs) » comprennent des points de contrôle internes et contradictoires.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Pelouse ou gazon
    • Typologie des travaux : Travaux de parachèvement, Travaux de confortement, Travaux d'entretien courant
    • Opérations propres à l’entretien des gazons : Aération, Arrosage, Broyage, Décompactage, Découpe des bordures, Défeutrage / Régénération, Fertilisation, Mulching, Regarnissage, Roulage, Sablage et terreautage, Scarification, Tonte, Top-dressing
    • Termes techniques des gazons : Feutre, Prophylaxie, Tallage
    • Le matériel : Aérateur, Aspirateur, Balayeuse, Pulvérisateur, Rouleau, Scarificateur, Souffleuse, Tondeuse
    • Amélioration de la fertilité des sols : Amendement, Amendements organiques (source : NF U44-051), Amendements minéraux, Engrais
    • Soins phytosanitaires : Substances actives, Adjuvants, Certificats individuels, Agréments phytosanitaires

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux d’entretien des gazons (hors sols sportifs) »


    Objectifs de l’entretien en fonction de la typologie des gazons et pelouse

    S’il s’agit avant tout de permettre au végétal de rester en  bonne santé, l’entretien des gazons consiste aussi souvent  à  trouver  un  compromis  entre le  coût  de  l’entretien et les objectifs  de résultats souhaités (tenant  compte de l’utilisation des zones aménagées et de leur situation).

    Dans le cadre de la gestion différenciée des espaces, il est utile de se référer à des catégories types de gazons et pelouses.  La  typologie  proposée  dans  les  règles  P.C.4-R « Travaux de mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs) » et reprise dans ces règles est un exemple de typologie parmi d’autres. Elle comporte les gazons d’ornement, les gazons d’agrément, trois classes de pelouses alternatives extensives et les pelouses fleuries (cf. tableau 1).


    Diagnostic préalable

    Un diagnostic préalable à l’intervention permet d'étudier le gazon à entretenir afin de  déterminer  les  opérations les plus adaptées à la fois à son état, son utilisation et sa situation. La réalisation de ce diagnostic préalable permet en outre d’établir un contact personnalisé avec les clients en partageant avec eux les informations qui guideront les choix effectués par l’entrepreneur du paysage.

    Ce diagnostic permet d’établir un devis adapté aux besoins du client.


    Remarque : le diagnostic préalable est effectué en amont, au sein de l'entreprise, pour permettre aux intervenants de bien s'imprégner du contexte environnemental. Il n'est pas obligatoire de formaliser cette analyse, ni de la restituer au client.


    Le  diagnostic  préalable  peut  être  complété  par  des diagnostics  complémentaires  lors  des  interventions  de l’entreprise du paysage (exemple : dans le cas d’un contrat ou d’un devis relatif à l’entretien d’un gazon ne comprenant pas d’opération de gestion des nuisibles, le développement de maladies amène l’entreprise à proposer la mise en œuvre de solutions de gestion de celles-ci).


    Les opérations d'entretien

    Le contrat ou le devis relatif à l’entretien des gazons précise si l’entreprise du paysage doit réaliser les opérations citées ci-après et à quelle fréquence. Si telle ou telle opération n’est pas mentionnée dans le contrat ou le devis, l’entreprise du  paysage  n’est  pas  tenue  de la  réaliser.  L’entrepreneur du paysage doit en revanche dans tous les cas assurer son devoir de conseil et alerter son client lorsqu’il estime que le résultat souhaité ne pourra pas être atteint  dans  les conditions définies dans le contrat ou dans le devis. Le contrat ou le devis sont établis après un diagnostic effectué par l’entrepreneur du paysage de l’état du gazon et en fonction des attentes du client.


    Aération

    Cette opération est réalisée en conditions pédoclimatiques favorables (sols ressuyés et porteurs) et en fonction de la configuration du terrain.

    Remarque : cette opération est réalisée suivant la possibilité d’utilisation  du  matériel  d’aération  et en fonction de la configuration du terrain. Cette opération est déconseillée en période estivale, le risque de dessèchement du système racinaire étant trop important.


    Arrosage

    La quantité d’eau distribuée doit tenir compte des besoins des végétaux (évapotranspiration),  des conditions climatiques (vent, ensoleillement et température) et aussi du taux de percolation des sols.

    La fréquence des arrosages est dictée par deux principes : l’épaisseur et la nature du sol à humidifier, les interventions préventives.

    Les  fréquences  associées  aux  doses  d’arrosage  doivent permettre  d’apporter  une  quantité  d’eau  suffisante  pour permettre  un  bon  développement  du  système  racinaire, sans excédent toutefois.

    Remarque : la  mise  en  œuvre  des  systèmes  d’arrosage automatique  est  décrite en  détail  dans  les  règles professionnelles P.C.7-R0  « Travaux  de  mise  en  œuvre des systèmes d’arrosage automatique ».


    Si  les  précipitations  naturelles  ne  suffisent  pas,  il  est nécessaire  (pour  le  gazon  d’ornement)  et  recommandé (pour le gazon d’agrément) d’arroser.

    L’arrosage des surfaces engazonnées est en général effectué par aspersion, grâce à un système d’arrosage automatique.

    L’arrosage doit s’adapter au contexte du site et répondre aux trois paramètres suivants :

    • la fréquence (quand arroser) ;
    • la dose (la quantité d’eau à apporter) ;
    • la durée (le temps d’arrosage).

    Les besoins théoriques en eau d’une pelouse engazonnée (A) résultent de la différence entre les apports naturels par la pluie (P) et la réserve du sol (R) d’une part, la demande en eau (ET ou évapotranspiration) et les pertes par ruissellement et drainage (D) d’autre part.


    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux d’entretien des gazons (hors sols sportifs) » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 1 : travaux de mise en œuvre et d'entretien des plantes

    > P.C.1-R0 (Décembre 2012) - Travaux des sols, supports de paysage
    > P.C.2-R1 (Février 2012) - Travaux de plantation des arbres et des arbustes
    > P.C.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux de plantation des massifs
    > P.C.4-R0 (Juin 2013) - Mise en œuvre des gazons (hors sols sportifs)
    > P.C.6-R0 (Juillet 2012) - Conception des systèmes d'arrosage
    > P.C.7-R0 (Juillet 2014) - Travaux de mise en œuvre des systèmes d'arrosage
    > P.E.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbres
    > P.E.2-R0 (Octobre 2013) - Travaux d'entretien des arbustes
    > P.E.3-R0 (Janvier 2014) - Travaux d'entretien des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces et bulbeuses
    > P.E.4-R0 (Juillet 2012) - Travaux de maintenance des systèmes d'arrosage

    C.C.1-R0 : Travaux de terrassements des aménagements paysagers

    Cc1 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Les règles professionnelles des travaux de terrassements des aménagements paysagers concernent tous les mouvements de sol (déblai et/ou remblai) préalables à l’établissement des fonds de forme. Elles se rapportent aussi bien aux sols naturels qu’à ceux déjà remaniés. La préparation du chantier ainsi que les opérations préalables et les travaux préliminaires aux terrassements sont également décrits dans ces règles professionnelles.


    Ne sont pas concernés par les travaux de terrassements des aménagements paysagers :

    • la préparation et la réalisation des supports de plantation (dont la reconstitution de sols) qui sont traitées dans les règles professionnelles P.C.1-R0 « Travaux des sols, supports de paysage » ;
    • les travaux liés à la circulation et aux réseaux, souvent exécutés en même temps que les terrassements. Ils sont l’objet des règles professionnelles C.C.2-R0 « Travaux de réalisation des réseaux dans le cadre d’un aménagement paysager » et C.C.3-R0 « Travaux liés aux revêtements et à leurs fondations ».
    Quelle que soit la nature des aménagements paysagers à réaliser (plantation des végétaux, mise en œuvre de constructions paysagères, etc.) et quelle que soit la nature du lieu à aménager (jardin, parc, zone de loisir, etc.), les entreprises du paysage mettent à disposition des maîtres d’œuvre et des maîtres d’ouvrage leurs compétences spécifiques en termes de terrassements. Ces compétences spécifiques sont les suivantes :
    • Travailler dans le plus grand respect du « vivant », et plus particulièrement dans le plus grand respect de la microfaune et de la macrofaune présentes dans les terres ressources. Cette façon de travailler permet de garantir la fertilité future des sols, qui est indispensable à la végétation existante et à venir.
    • Reconstruire dans les meilleures conditions et de façon durable un biotope équilibré et harmonieux, ce qui nécessite notamment de veiller à ce que les sols soient bien oxygénés (l’oxygène étant un élément essentiel pour la vie du sol et le fonctionnement des racines des plantes).
    • Proposer des solutions permettant l’intégration des projets dans le paysage environnant, tout en tenant compte des exigences en termes de gestion des eaux de ruissellement et d’infiltration.


    Les règles professionnelles P.C.1-R0 « Travaux des sols, supports de paysage » traitent de la préparation et de la réalisation des supports de plantation et sont complémentaires aux présentes règles.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Catégories de sols : Sol en place / sol naturel, Terres ressources, Terre végétale et terre support (Source : NF U44-551)
    • Caractéristiques du sol : Texture du sol, Structure du sol, Milieu aérobie, Milieu anaérobie
      Sols et terres pollués : Éléments traces (ET), Éléments traces métalliques (ETM), Polluants organiques
    • Mouvements du sol : Fond de forme, Nivellement / réglage, Décapage, Excavation, Fouille, Tranchée, Déblais, Remblais, Purge, Talus,
    • Caractéristiques du sol après mise en œuvre : Foisonnement, Tassement, Le volume en surplus après tassement, Compactage, Portance

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux de terrassements des aménagements paysagers »


    La préparation du chantier


    Caractérisation des sols

    Principes généraux

    Les travaux de terrassements des aménagements paysagers doivent être précédés de la caractérisation des sols utilisés, qui peuvent être :

    • soit les sols et sous-sols en place ;
    • soit des matériaux apportés lorsque les matériaux récupérés par décapage du sol sont insuffisants en quantité ou en qualité.

    La partie 3.3 des règles professionnelles P.C.1-R0 « Travaux des sols, supports de paysage » traite de la qualité des sols en place et des matériaux apportés. Les prescriptions données dans la partie 3.3 de ces règles sont valables également lorsqu’il s’agit de caractériser des sols dans le cadre de travaux de terrassements. Cependant, dans le cas des travaux de terrassements des aménagements paysagers, les exigences en matière de fertilité du sol ne sont pas exactement les mêmes que dans le cas des travaux des sols (certaines zones terrassées peuvent en effet être destinées à la réalisation d’une voie de circulation, ce qui ne nécessite pas un sol fertile). Aussi, les points à contrôler pour la caractérisation des sols dans le cadre de travaux de terrassements des aménagements paysagers diffèrent quelque peu des points à contrôler pour les travaux des sols.


    Spécificités propres aux travaux de terrassements des aménagements paysagers

    Dans le cadre de marchés publics, les caractéristiques des sols sont généralement fournies par un bureau d’études spécialisé dans le paysage, qui renseigne l’entreprise sur les utilisations possibles du sol.

    Dans le cadre de marchés privés et en fonction de l’aménagement souhaité, l’entreprise peut faire appel à un bureau d’études pour caractériser les sols (essais pressiométriques par exemple). Elle doit a minima dans tous les cas faire une analyse visuelle du sol, dont les résultats sont consignés par écrit lorsqu’ils révèlent des contraintes particulières. Cette consignation peut se faire sur le devis ou sur une fiche de consignation des caractéristiques des sols (cf. exemple de cette fiche en annexe 1).


    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux de terrassements des aménagements paysagers » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 2 : travaux d'aménagement et d'entretien des constructions paysagères

    > C.C.2-R0 (Septembre 2014) - Travaux de mise en œuvre de réseaux dans le cadre d'un aménagement paysager
    > C.C.3-R0 (Juillet 2016) - Travaux liés aux revêtements et à leurs fondations, aux bordures et aux caniveaux
    > C.C.4-R0 (Mai 2016) - Travaux de mise en place de murets paysagers, d'ouvrages de retenue de sol et d'escaliers
    > C.C.8-R0 (Mai 2016) - Travaux de réalisation de bassins d'ornement
    > C.C.10-R0 (Juillet 2013) - Conception et réalisation de baignade biologique à filtration intensive

    C.C.2-R0 - Travaux de réalisation des réseaux dans le cadre d’un aménagement paysager

    Cc2 Ro

    Objet et domaine d’application  


    Les règles professionnelles des travaux de réalisation des réseaux dans le cadre d’un aménagement paysager traitent :

    • des réseaux humides (réseaux de drainage, d’eaux usées, d’eaux pluviales, d’eau potable et de piscine) ;
    • des réseaux secs (réseaux de distribution électrique, de distribution du gaz combustible, d’éclairage urbain, de télécommunication et de télévision).


    Qu’il s’agisse des réseaux humides ou des réseaux secs, seuls les réseaux enterrés font l’objet de ces règles professionnelles. Les systèmes d’Assainissement non collectif (ANC) sont également abordés dans ces règles professionnelles et sont rattachés aux réseaux humides.

    L’annexe 5 présente pour chacun des réseaux faisant l’objet de ces règles le périmètre d’action des entreprises du paysage.

    Les présentes règles professionnelles comportent des indications et prescriptions relatives à des techniques rarement exécutées par les entreprises du paysage ou par d’autres intervenants de l’aménagement (maçonnerie, eau, électricité, réseaux divers, etc.). Ce choix a été fait pour permettre une meilleure compréhension du fonctionnement des travaux de réalisation de réseaux.

    Le secteur des réseaux étant un vaste domaine en constante évolution (tant du point de vue administratif que technique), il est recommandé aux professionnels du paysage de réaliser une veille réglementaire et technique dans ce domaine. La composition du Cahier des clauses techniques générales (CCTG) et ses fascicules sont mis à jour périodiquement. Le CCTG est un texte cadre qui fixe les dispositions techniques applicables à toutes les prestations de même nature dans le cadre d’un marché public de génie civil, de voirie et réseaux divers. Les différents fascicules du CCTG sont applicables à une prestation en particulier. Les arrêtés du Journal Officiel permettent de connaître la composition la plus récente du CCTG et de ses fascicules.


    Ne sont pas concernés par la réalisation de réseaux dans le cadre d'un aménagement paysager :

    • les travaux de terrassements, souvent exécutés en même temps que les travaux de réalisation des réseaux. Ils sont l’objet des règles professionnelles C.C.1-R0 « Travaux de terrassements des aménagements paysagers » ;
    • la préparation et la réalisation des supports de plantation (dont la reconstitution de sols) sont traitées dans les règles professionnelles P.C.1-R0 « Travaux des sols, supports de paysage : caractérisation, amélioration, valorisation et reconstitution » ;
    • les réseaux d’arrosage automatique (cf. règles professionnelles P.C.7-R0 « Travaux de mise en œuvre des systèmes d’arrosage ») ;
    • la gestion alternative des eaux pluviales (cf. règles professionnelles C.C.7-R0 « Travaux relatifs à la gestion alternative des eaux pluviales ») - le drainage des terrains de sport (cf. normes NF P 90-100, NF P 90-110, XP P 90-111, NF P90-112, NF P90-113 et NF P90-127) ;
    • le drainage des ouvrages maçonnés (cf. règles professionnelles C.C.4-R0 « Travaux de mise en place de murets paysagers, d’ouvrages de retenue des sols et d’escaliers ») ;
    • le drainage des toitures-terrasses végétalisées (cf. règles professionnelles pour la conception et la réalisation des terrasses et toitures végétalisées – Adivet, Unep, CSFE et SNPPA) ;
    • le drainage des toitures végétalisées intensives (cf. règles professionnelles B.C.4-R0 « Conception, réalisation et entretien des toitures végétalisées intensives ») ;
    • la phytoépuration (cf. règles professionnelles N.C.1-R0 « Travaux de génie végétal »).

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Éléments constitutifs des réseaux : Canalisation / conduite, Fourreau, Chambre de tirage, Regard de visite, Cunette, Radier, Regards en pied de chute, Regards à grille, Avaloirs ou bouches d’engouffrement, Caniveaux ouverts, Caniveaux fermés, Fil d’eau
    • Drainage
    • Réseau d'assainissement : Les eaux usées, Les eaux pluviales, Le système unitaire, Le système séparatif, Le système pseudo-séparatif
    • Termes propres à l'assainissement non collectif : Installation d’assainissement non collectif, Eaux vannes, Eaux ménagères, Eaux usées domestiques, Fosse septique toutes eaux  
    • Divers : Granulométrie / granularité, Fouille, Remblai de réseau, Réfection, Garantie décennale

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux de réalisation des réseaux dans le cadre d’un aménagement paysager »


    Dispositions communes

    La préparation des chantiers de travaux de réalisation de réseaux est commune aux différents types de réseaux et également aux travaux de terrassements. Les prescriptions relatives à la préparation des chantiers sont décrites dans les parties 3.1.2 à 3.1.8 des règles professionnelles C.C.1-R0 « Travaux de terrassements des aménagements paysagers ».

    Ces parties traitent respectivement des sujets suivants :

    • démarches administratives et demande d’autorisation ;
    • information des habitants et usagers du quartier ;
    • panneau de chantier et panneau publicitaire ;
    • protection des chantiers ;
    • clôtures provisoires ;
    • raccordements provisoires ;
    • mesures contre les nuisances sonores.


    L’annexe 1 de ces règles décrit les différents cas pour lesquels le blindage des fouilles en tranchée est obligatoire. Cette annexe est valable pour l’ensemble des réseaux dont la mise en œuvre est abordée dans ces règles professionnelles.


    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux de réalisation des réseaux dans le cadre d’un aménagement paysager » au complet en suivant le lien ci-dessous


    Les autres règles de l'Axe 2 : travaux d'aménagement et d'entretien des constructions paysagères

    > C.C.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux de terrassement des aménagements paysagers
    > C.C.3-R0 (Juillet 2016) - Travaux liés aux revêtements et à leurs fondations, aux bordures et aux caniveaux
    > C.C.4-R0 (Mai 2016) - Travaux de mise en place de murets paysagers, d'ouvrages de retenue de sol et d'escaliers
    > C.C.8-R0 (Mai 2016) - Travaux de réalisation de bassins d'ornement
    > C.C.10-R0 (Juillet 2013) - Conception et réalisation de baignade biologique à filtration intensive

    C.C.3-R0 : Travaux liés aux revêtements et à leurs fondations, aux bordures et aux caniveaux

    Cc3 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Les présentes règles traitent des différents revêtements et structures de chaussée destinés à supporter les circulations correspondant aux classes et sous-classes de trafic définies dans le tableau du présent document.

    Ces règles traitent des grands types de revêtements suivants :

    • les pavés et les dalles (pierres naturelles, naturelles transformées et béton préfabriqué) ;
    • les revêtements en béton coulé en place (structures neuves, travaux de reprise sur revêtement en béton coulé existant) ;
    • les platelages bois ;
    • les enrobés (hydrocarbonés, synthétiques) ;
    • les revêtements alvéolaires (dalles alvéolaires, nattes alvéolées) ;
    • les revêtements particuliers (surfaces gravillonnées, surfaces biodégradables, sols souples non sportifs, bandes de roulement, etc.) ;
    • les stabilisés (stabilisés renforcés, sols stabilisés mécaniquement).


    Ne sont pas concernés par les travaux liés aux revêtements et à leurs fondations, aux bordures et aux caniveaux :

    • les voiries des classes T5 à T0 (voiries urbaines, routes, autoroutes, etc.) ;
    • les travaux de terrassement (cf. règles professionnelles C.C.1-R0 « Travaux de terrassements des aménagements paysagers ») ;
    • les voiries et les parkings verts (cf. § 3.7 des règles professionnelles P.C.4-R0 « Travaux de mise en oeuvre des gazons (hors sols sportifs) ») ;
    • les circulations cyclables et cavalières ;
    • les installations connexes (réservations, éclairage) ;
    • les différents calepinages ou matériaux (quelques exemples sont néanmoins présentés dans les présentes règles) ;
    • l’entretien des revêtements (cf. règles professionnelles C.E.1-R0 « Travaux d’entretien des constructions paysagères »).

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Revêtements : Dalle, Dallage, Pavé, Pavage, Platelage bois, Revêtement en béton coulé en place
    • Matériaux et accessoires : Adjuvant, Asphalte coulé, Béton, Bi-couche, Bitume, Classes de bois, Concassé, Enduit superficiel, Enrobé, Enrobé bitumineux, Granulats (agrégats), Hydrocarboné, Liant, Liant hydraulique, Mortier, Produit en pierres naturelles, Résine, Stabilisé
    • Éléments de structure : Bandeau (bande rive), Bande bitumeuse, Caillebotis, Lambourde, Plot, Solin, chanfrein ou épaulement
    • Techniques et procédés : Appareillage, Calepinage, Répandage
    • Définitions générales : Dimension nominale, Eaux superficielles, L'aire piétonne, La piste cyclable, Perméabilité, Point singulier, Portance, Traficabilité, Voirie légère, Voirie lourde, Voirie piétonne
    • Structure de revêtement : Couches d'assise, Lit de pose / Couche de liaison, Couche de roulement, Revêtement
    • Joint : Joint de construction (de reprise) / arrêt de coulage, Joint de dilatation, Joint d'isolement, Joint de retrait

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux liés aux revêtements et à leurs fondations, aux bordures et aux caniveaux »


    Les prescriptions techniques relatives à la préparation du chantier, aux opérations préalables et aux travaux préliminaires sont respectivement décrites dans les parties 3.1, 3.2 et 3.3 des règles professionnelles C.C.1-R0 « Travaux de terrassements des aménagements paysagers ». L’ensemble des prescriptions et des points de contrôle de ces trois parties sont valables pour les travaux liés aux revêtements et à leurs fondations.

    Remarque : la liste des matériaux de revêtement présents dans la règle professionnelle n’est pas exhaustive.


    Généralités communes à tous les types de revêtements

    Quel que soit le type de revêtement, l’entrepreneur qui réalise la pose engage sa responsabilité. De même, il revient à l’entrepreneur d’accepter ou non le support avant son intervention.

    Point de contrôle contradictoire

    Le devis de travaux intègre une clause d’acceptation dans laquelle le client concède à l’entrepreneur la décision d’accepter ou non le support. Les dimensions et les cotes de l’assise sont vérifiées.


    La description et prescriptions esthétiques et techniques

    Le choix d’un revêtement de sol dépend de plusieurs facteurs qu’il faut discuter (avantages et inconvénients) avant de se positionner sur tel ou tel matériau. Voici une représentation schématique des choix de réflexion qui entrent en compte pour tout type de revêtement de sol.


    Liaison et continuité de circulation dans le choix des revêtements

    Un revêtement de sol est toujours intégré dans un environnement existant, et se compose généralement de matériaux dont l’aspect esthétique va évoluer avec le temps. C’est une liaison entre deux revêtements existants. Ainsi, il convient de prendre en compte les revêtements présents alentours. Dans certains cas, les souhaits esthétiques peuvent être contraints par l’existant, si l’on souhaite conserver une harmonie avec l’environnement.


    Lisibilité - visibilité

    Chaque usager doit pouvoir facilement reconnaître et identifier la fonction de chaque espace de circulation pour leur utilisation respective. Cette précaution est particulièrement nécessaire dans le cas d’espaces de circulation mixte.


    Prise en compte du contexte environnemental

    La mise en place d’un revêtement implique de prendre en compte :

    • le bâti et les ouvrages présents alentours ;
    • les autres revêtements mis en place à proximité ;
    • les usages ;
    • les éventuelles protections du patrimoine qui régissent l’aménagement ;
    • le milieu naturel ;
    • etc.

    Apportant son expertise, le professionnel du paysage joue alors un rôle de conseil.


    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux liés aux revêtements et à leurs fondations, aux bordures et aux caniveaux » au complet en suivant le lien ci-dessous


    Les autres règles de l'Axe 2 : travaux d'aménagement et d'entretien des constructions paysagères

    > C.C.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux de terrassement des aménagements paysagers
    > C.C.2-R0 (Septembre 2014) - Travaux de mise en œuvre de réseaux dans le cadre d'un aménagement paysager
    > C.C.4-R0 (Mai 2016) - Travaux de mise en place de murets paysagers, d'ouvrages de retenue de sol et d'escaliers
    > C.C.8-R0 (Mai 2016) - Travaux de réalisation de bassins d'ornement
    > C.C.10-R0 (Juillet 2013) - Conception et réalisation de baignade biologique à filtration intensive

    C.C.4-R0 : Travaux de mise en place de murets paysagers, d’ouvrages de retenue de sols et d’escaliers

    Cc4 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Un muret est une délimitation physique artificielle de faible hauteur formée soit par l’agencement d’éléments naturels ou préfabriqués, liés ou non, soit par coulage. Apparus dans toutes les régions où s’est développée une agriculture sédentaire, les murets ont constitué les premiers éléments d’artificialisation du paysage.

    De nombreux matériaux peuvent être utilisés pour la construction des murets paysagers : pierres naturelles, pierres reconstituées, gabions, etc. D’autres matériaux peuvent constituer des éléments décoratifs, plaqués sur la surface du muret : acier, bois, etc.

    Un ouvrage de retenue de sol est une construction en élévation qui permet le maintien des sols et fait la liaison entre deux niveaux différents.

    Les escaliers sont des ouvrages qui permettent aux piétons de franchir des ruptures de niveau, lorsqu’une rampe n’est pas réalisable ou souhaitable. Conçus de manière à s’adapter à leur environnement et aux contraintes de situation, les escaliers peuvent être construits à partir d’une multitude de matériaux : bois, pierres naturelles, béton, etc.


    Ne sont pas concernés par la mise en place de murets paysagers, d'ouvrages de retenue de sols et d'escaliers :

    • les murs végétalisés, qui font l’objet de la règle professionnelle B.C.3-R0 « Conception, réalisation et entretien des murs végétalisés » ;
    • les clôtures qui font l’objet de la règle professionnelle C.C.5-R0 « Travaux de mise en place de clôtures » ;
    • les ouvrages de soutènement comme les treillages ou les fascines, qui font l’objet de la règle professionnelle N.C.1-R0 « Travaux de génie végétal » ;
    • les ouvrages qui, par leur dimensionnement, le volume qu’ils retiennent ou leur structure, peuvent relever davantage du domaine du génie civil, à l’appréciation de l’entrepreneur en fonction de ses moyens.


    Important :

    Pour tous les ouvrages décrits dans le présent document, chaque entrepreneur est soumis à une obligation légale de souscrire un contrat d’assurance décennale (en vertu des articles 1792 et suivant du code civil). Les clauses, notamment les différences entre petites maçonneries et ouvrages plus conséquents, se négocient avec les assureurs.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Murets paysagers : Fondation, Drain, Barbacane, Massif Drainant, Remblai, Parement, Nappe de protection, Corps du mur, Goutte d'eau ou larmier, Arase, Couronnement, Fruit
    • Ouvrages de retenue de sols : Retenue en traverses ("berlinoise"), Palisse, Enrochement paysager
    • Escalier : Gradine, Dalles palières, Marche, Emmarchement, Contremarche, Emprise, Giron, Rive et nez de marche, Limon, Lisse (ou lice ou main-courante), Garde-corps (ou rambarde), Volée, Dénivelé, Paillasse, Palier de repos
    • Ouvrages connexes : Contreforts, Raidisseur, Pilier
    • Matériaux de construction : Mortier, Béton, Gabion, Moellon, Parpaing
    • Autres définitions : Joint, Joint de dilatation, Appareillage, Calepinage, Hérisson, Ferraillage d'attente, Poiçonnement, Ancrage et scellement, Chaînage, Assise, Cure

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux de mise en place de murets paysagers, d’ouvrages de retenue de sols et d’escaliers »


    Dispositions communes

    Démarches administratives

    Les éléments relatifs aux démarches administratives et demandes d’autorisation sont détaillés dans le chapitre 3.1.2. de la règle professionnelle C.C.1-R0 « Travaux de terrassements des aménagements paysagers ». En ce qui concerne l’information des riverains, la protection des chantiers et les clôtures provisoires, les éléments sont détaillés dans les chapitres 3.1.3. à 3.1.6. de la règle professionnelle C.C.1-R0.

    Enfin, en ce qui concerne les gros travaux (D.T. et D.I.C.T.), les éléments sont détaillés dans les chapitres 3.1.7. à 3.1.10. de la règle professionnelle C.C.1-R0.


    Contexte réglementaire

    Les entreprises du paysage doivent vérifier la conformité entre les réalisations couvertes par leur assurance et les travaux qu’elles effectuent. Le cas le plus fréquent est la différence de contrat en fonction de la hauteur de l’ouvrage : les murs de plus de 3 m sont concernés par un contrat d’assurance distinct de celui couvrant les murs de moins de 3 m. La plupart des paysagistes ne faisant que ce dernier type d’ouvrage et n’ayant pas d’extension de garantie, il leur est donc indispensable de contacter leur assurance s’ils doivent réaliser des murs de plus de 3 m.

    Plusieurs textes réglementaires contraignent l’accessibilité des ouvrages de retenue des sols.

    La norme NF P01-012 de juillet 1988 Dimensions des garde-corps - Règles de sécurité relatives aux dimensions des garde-corps et rampes d'escalier, s’applique aux Établissements Recevant du Public (ERP) et à leurs abords. Pour une hauteur de chute supérieure à 1 m, un garde-corps est obligatoire.

    La circulaire interministérielle DGUHC 2007-53 (relative à l’accessibilité des établissements recevant du public, des installations ouvertes au public et des bâtiments d’habitation) s’applique dès lors qu’un cheminement public est praticable. Plusieurs cas de figure peuvent se présenter :

    • si la hauteur de chute est supérieure à 1 m, alors un garde-corps réglementaire est nécessaire ;
    • si la hauteur de chute est comprise entre 40 cm et 1 m le long du cheminement à moins de 90 cm du bord, alors un dispositif de protection contre les chutes est nécessaire (pas de norme sur ces dispositifs) ;
    • si la hauteur de chute est comprise entre 40 cm et 1 m le long du cheminement bordé d’une bande éveillant l’attention de plus de 90 cm de large, OU si la hauteur de chute est inférieure à 40 cm, alors un dispositif de protection n’est pas nécessaire.


    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux de mise en place de murets paysagers, d’ouvrages de retenue de sols et d’escaliers » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 2 : travaux d'aménagement et d'entretien des constructions paysagères

    > C.C.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux de terrassement des aménagements paysagers
    > C.C.2-R0 (Septembre 2014) - Travaux de mise en œuvre de réseaux dans le cadre d'un aménagement paysager
    > C.C.3-R0 (Juillet 2016) - Travaux liés aux revêtements et à leurs fondations, aux bordures et aux caniveaux
    > C.C.8-R0 (Mai 2016) - Travaux de réalisation de bassins d'ornement
    > C.C.10-R0 (Juillet 2013) - Conception et réalisation de baignade biologique à filtration intensive

    C.C.8-R0 : Travaux de réalisation de bassins d’ornement

    Cc8 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Les travaux de réalisation et d’entretien des bassins d’ornement concernent la conception, la réalisation et l’entretien des bassins d’ornement d’eau douce en intérieur et en extérieur, dans lequel on ne se baigne pas. Ces bassins fonctionnent tous en circuit fermé artificiel, et constituent des écosystèmes autonomes.

    Les sujets suivants pourront être abordés mais ne feront pas l’objet d’un développement (ces sujets relèvent en effet d’un autre domaine) :

    • éclairage par des LED ;
    • sonorisation / fond sonore ;
    • jeux d’eau.


    Ne sont pas concernés par la réalisation de bassin d'ornement :

    • les bassins en circuit ouvert (exemple : cours d’eau aménagé) ;
    • les baignades biologiques, qui font l’objet des règles professionnelles C.C.10-R0 « Conception et réalisation de baignades biologiques avec filtration intensive » et C.C.9-R0 « Travaux de réalisation de baignades artificielles avec filtration biologique » ;
    • les bassins d’eau salée ;
    • les mares naturelles ;
    • les eaux stagnantes.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Caractéristiques de l'eau : pH, kH, gH, Dureté, Dynamique de l’eau, Turbidité, Taux d’oxygénation / Oxygène dissous, DBO5 (Demande biochimique en Oxygène)
    • Hydraulique et caractéristiques du bassin : Débit, Pression, Pertes de charge, Étanchéité, Fond de forme
    • Processus biologiques : Eutrophisation, Biofilm, Surface spécifique, Milieu aérobie, Cycle de l’azote, Traitement d’entretien, Phytoépuration
    • Autres définitions : Bois de classe 4, Liner (PVC), Géomembrane (EPDM), Vulcanisation, Filtration physique (ou filtration mécanique), Filtration biologique, Filtration par phytoépuration (ou lagunage), Circuit fermé

    Présentation de la règle professionnelle sur les travaux de réalisation de bassins d’ornement


    Conception des bassins

    Il est conseillé à l’entrepreneur de se rapprocher de son assureur pour vérifier que les assurances responsabilité civile professionnelle couvrent ce type d’ouvrage.


    Analyse des souhaits du client

    En matière de bassins d’ornement, une grande liberté de conception existe. Toutefois, il appartient au concepteur de prendre en compte un certain nombre de contraintes qui pourraient compromettre la pérennité de l’aménagement.

    Les choix d’implantation dépendent de plusieurs facteurs parmi lesquels figurent la topographie, la végétation environnante et les jeux d’eau que le client souhaite. De manière générale, s’il faut un minimum de profondeur pour assurer l’oxygénation de l’eau, il n’existe pas, en pratique, de limites concernant les dimensions. Le paysagiste devra réfléchir particulièrement aux éléments suivants.

    • La localisation du bassin : visant à reproduire des écosystèmes naturels, les bassins seront préférentiellement placés en point bas des aménagements, en veillant à éviter les problèmes de trop pleins et des systèmes de vidange s’ils existent. Pour le confort du client, le bassin devra également être situé à proximité du bâtiment, s’il y a lieu. Enfin, il faut garder à l’esprit que les jeux d’eau éventuels peuvent induire des nuisances sonores.
    • Son orientation : pour que l’écosystème puisse fonctionner de manière naturelle, un bassin d’ornement doit bénéficier d’au moins 5 heures d’ensoleillement par jour.
    • La végétation environnante : à proximité des bassins, certaines plantations sont à proscrire. Ainsi, les feuilles des conifères, les fleurs de laurier rose et les fruits de l’if, en tombant, peuvent acidifier l’eau ou la rendre toxique. Les bambous, miscanthus, ou autres plantes aux systèmes racinaires particulièrement vigoureux, peuvent mettre en péril l’étanchéité du bassin. Des protections racinaires peuvent être nécessaires.
    • La sécurité : il n’existe pas de réglementation relative à la sécurité aux abords des bassins mais il est du devoir de l’entrepreneur de conseiller le client et d’anticiper les risques potentiels (cf. partie 3.5).


    Les bassins d’ornement ne relèvent pas des législations sur les piscines (il n’est pas prévu pour la baignade) ni sur la pisciculture (les poissons agrémentant le bassin ne sont pas commercialisés). À l’heure actuelle, le code de l’urbanisme impose tout de même des démarches selon l’importance de l’emprise au sol du bassin :

    • pour une emprise au sol de moins de 5 m², aucune démarche n’est nécessaire ;
    • pour une emprise comprise entre 5 et 20 m², la réalisation nécessite une déclaration préalable ;
    • pour une emprise supérieure à 20 m², un permis de construire est obligatoire.

    Il est également nécessaire de se référer aux législations locales qui peuvent imposer d’autres démarches : règlement du Plan Locale d’Urbanisme (PLU), présence d’une zone Natura 2000, de monuments historiques, etc.


    Point de contrôle contradictoire :

    • Informer le client des démarches nécessaires.
    • Prévenir le client de l’absence de législation sur la sécurité des bassins d’ornement et le conseiller sur les risques potentiels, de préférence par courrier recommandé. Le devis et le contrat doivent également stipuler que le bassin est réalisé selon les exigences du client et qu’il a été conseillé sur les mesures de sécurité.
    • Lister précisément les exigences du client.


    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux de réalisation de bassins d’ornement » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 2 : travaux d'aménagement et d'entretien des constructions paysagères

    > C.C.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux de terrassement des aménagements paysagers
    > C.C.2-R0 (Septembre 2014) - Travaux de mise en œuvre de réseaux dans le cadre d'un aménagement paysager
    > C.C.3-R0 (Juillet 2016) - Travaux liés aux revêtements et à leurs fondations, aux bordures et aux caniveaux
    > C.C.4-R0 (Mai 2016) - Travaux de mise en place de murets paysagers, d'ouvrages de retenue de sol et d'escaliers
    > C.C.10-R0 (Juillet 2013) - Conception et réalisation de baignade biologique à filtration intensive

    C.C.10-R0 : Conception et réalisation de baignades biologiques avec filtration intensive

    Cc10 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Sont concernées par ces règles professionnelles la conception et la réalisation des bassins de baignade artificielle biologique avec filtration intensive et dont l’eau peut être désinfectée mais non désinfectante. Les eaux utilisées dans ces bassins circulent en permanence en circuit fermé et sont entièrement recyclées.

    Les présentes règles professionnelles s’appuient sur les observations du rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset). Ce rapport, publié en juillet 2009, s’intitule Risques sanitaires liés aux baignades artificielles et traite des « baignades artificielles en circuit fermé par traitement biologique et autre traitement ». La présente règle introduit par ailleurs les conditions d’utilisation du traitement UV.

    Le document décrit le concept de « baignade intensive », se composant :

    • d’un bassin de nage ;
    • de deux filtrations physique et biologique indépendantes du bassin de nage ;
    • d’un système de désinfection de l’eau (obligatoire pour les baignades publiques et optionnel pour les autres).
    Les bassins de baignade artificielle biologique comprennent optionnellement une zone de berge et une zone lagunaire ou de phyto-épuration.


    Ne sont pas concernés par la réalisation de baignades biologiques avec filtration intensive les ouvrages suivants.

    • Les piscines dites « traditionnelles ». Ces dernières correspondent à la définition suivante : « établissement ou partie d’établissement qui comporte un ou plusieurs bassins artificiels utilisés pour les activités de bain ou de natation et dont les eaux doivent être filtrées, désinfectées et désinfectantes ».
    • Les baignades biologiques avec filtration extensive (« baignades extensives »).
    • Les baignades artificielles sans filtration et les baignades en eau libre telles que les retenues d’eau en système ouvert, les barrages, les rivières, les lacs, etc.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Type de baignade biologiques artificielles en système fermé : Baignade intensive, Baignade extensive
    • Filtration : Filtration physique, Filtration biologique, Filtration par phyto-épuration, Masse filtrante ou media filtrant, Biofilm, Surface spécifique, Milieu aérobie
    • Traitements complémentaires : Désinfection, Traitement d’entretien, Phyto-épuration
    • Eau désinfectée et eau désinfectante
    • La Demande Chimique en Oxygène (DCO)
    • La Demande Biochimique en oxygène (DBO5)
    • Bois de classe 4
    • Membranes d'étanchéité : Liner, Géomembrane

    Présentation de la règle professionnelle « Conception et la réalisation de baignades biologiques avec filtration intensive »


    Choix de la source d’eau

    Il est essentiel de vérifier les paramètres physico-chimiques et microbiologiques de l’eau qui servira à alimenter la baignade. En effet, en fonction des résultats, des filtres spéciaux peuvent devoir être installés. Les paramètres à tester sont ceux figurant dans le tableau 9 (cf. § 3.4.4.1).

    L’eau utilisée doit provenir soit du réseau d’eau municipal soit d’un forage. En aucun cas l’eau issue d’un cours d’eau ou de la récupération des eaux de toiture ne doit être utilisée pour alimenter la baignade.


    Conception des bassins


    Caractérisation des zones à mettre en œuvre

    Bassin de nage

    Le bassin de nage comprend au minimum une zone d’une profondeur supérieure ou égale à 150 cm de profondeur et, le cas échéant, une zone dite « de faible profondeur » (comprise entre 50 et 150 cm) telle que son volume représente au maximum 50 % du volume total.


    Zones de berges / plages

    Les zones de berges, qui sont également appelées plages, sont des zones d’accès au bassin de nage. Elles sont éventuellement agrémentées de plantes décoratives et/ou de galets, etc. Il est essentiel de veiller à ce que ces plantes et/ou ces minéraux n’aient pas d’impact négatif sur les qualités physiques ou chimiques des eaux de la baignade.

    Le volume maximal attribué aux berges est de 10 % du volume d’eau total, ce volume étant compris dans les 50 % des zones de faible profondeur.

    Les zones de berges correspondent aux profondeurs allant de 0 à 50 cm.


    Bordures

    Les bordures délimitent l’espace dédié à la baignade artificielle dans le terrain et sont indispensables pour limiter l’arrivée des intrants. Elles doivent être suffisamment rigides pour empêcher toute pollution par des intrants de ruissellement. Elles sont donc de type P1 béton ou équivalent et dépassent le niveau du trop plein de 5 cm. Elles sont recouvertes par un géotextile et une membrane d’étanchéité ainsi que par des éléments décoratifs compatibles avec les normes de sécurité (exemples : margelles, végétaux, galets, etc.)


    Zone de filtration

    La zone de filtration est séparée du bassin de nage. Elle inclut les filtrations physiques, biologiques, ainsi que la désinfection de l’eau, fortement conseillée pour les baignades à usage collectif (publiques ou semi-publiques).


    Retrouvez la règle professionnelle « Conception et réalisation de baignades biologiques avec filtration intensive » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 2 : travaux d'aménagement et d'entretien des constructions paysagères

    > C.C.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux de terrassement des aménagements paysagers
    > C.C.2-R0 (Septembre 2014) - Travaux de mise en œuvre de réseaux dans le cadre d'un aménagement paysager
    > C.C.3-R0 (Juillet 2016) - Travaux liés aux revêtements et à leurs fondations, aux bordures et aux caniveaux
    > C.C.4-R0 (Mai 2016) - Travaux de mise en place de murets paysagers, d'ouvrages de retenue de sol et d'escaliers
    > C.C.8-R0 (Mai 2016) - Travaux de réalisation de bassins d'ornement

    B.C.1-R0 : Travaux de paysagisme d’intérieur : décors permanents en plantes naturelles

    Bc1 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Ces travaux de paysagisme d’intérieur concernent la mise en place de décors permanents en plantes naturelles (les plantes vivantes sont dites « plantes naturelles » par opposition aux « plantes artificielles »). Ils comprennent la livraison d’un décor végétal à base de plantes d’intérieur et la mise en œuvre de substrats.


    Ne sont pas concernés par les travaux de paysagisme d'intérieur :

    • l’entretien des décors permanents (cf. règles professionnelles B.E.1-R0 «Travaux d’entretien des  aménagements de paysagisme d’intérieur ») ;
    • la mise en place de décors artificiels (cf. règles professionnelles B.C.2-R0 «Travaux de paysagisme d’intérieur :décors permanents en plantes artificielles ») ;
    • la conception et la mise en place de l’éclairage.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Support de plantation : Terreau, Sable, Fibre de coco, Fibre de bois, Billes d'argile, Laine de roche, Pouzzolane, Tourbe, Terre végétale
    • Amendements : Amendements organiques, amendements minéraux
    • Supports de mise en scène : Polystyrène, Plâtre, Gravier, Mousse florale décorative
    • Contenants
    • Jardins d’intérieur
    • Pots de culture
    • Modes de culture hors sol : Hydroculture, Semi-hydro-culture, Pleine terre
    • Termes propres aux travaux : Hauteur plantée, Installation, Chignonnage et déchignonnage, Plantation, Taille de formation, Étanchéité, Drainage, Analyse du sol, Bassinage, Acclimatation, Sonde hygrométrique du sol, Tuteurage, haubanage
    • Éléments de décors et surfaçage 
    • Définitions agronomiques : Granulométrie, pH, Conductivité, Eléments nutritifs, Luminosité, Hygrométrie, Mycorhization, Matière organique, Foisonnement, Tassement, Plantes héliophiles, Plantes sciaphiles
    • Types de bâtiments particuliers : Établissement recevant du public (ERP), Immeubles de grande hauteur (IGH)

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux de paysagisme d’intérieur : décors permanents en plantes naturelles »


    Analyse du site

    État des lieux

    L’état des lieux se fait par l’étude du plan et par une visite du chantier. Les éléments à prendre en compte sont les suivants.


    Les consignes de sécurité et d’hygiène du bâtiment

    Les éléments de sécurité et d’hygiène à prendre en compte, notamment pour la disposition de l’aménagement, le choix des matériaux et des végétaux sont les suivants :

    • les  règlements  de  sécurité  contre  l’incendie  dans  les Établissements  recevant  du  public  (ERP)  ou  dans  les Immeubles  de  grande  hauteur  (IGH)  ou  les  dispositions spécifiques liées au bâtiment ;
    • la toxicité ou le caractère allergène des plantes en fonction du  type  de  public  qui  fréquente  le  bâtiment  (enfants, salariés,  personnes  âgées,  etc.)  et  de  la  destination  du bâtiment (hôpital, restaurant, établissement de soins, etc.) ;
    • le plan de prévention ou le Plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS) ;
    • la visibilité et l’accès des panneaux de sécurité et appareils de  protection  (extincteur,  défibrillateur,  borne  incendie, etc.) ;
    • le sens de circulation et les issues de secours.


    La température ambiante

    Les conditions de chauffage et de climatisation sont vérifiées afin d’ajuster la disposition des aménagements et de choisir des végétaux adaptés.
    La  température  est  mesurée  à  l’aide  d’un  thermomètre. Les  températures  minimales  nécessaires  à  la  réalisation de décors naturels sont :

    • entre 15 et 22°C pour un aménagement « serre chaude » ;
    • entre 10 et 18°C pour un aménagement « serre froide ».


    La température maximale pour la mise en place d’un décor en plantes naturelles est de 30°C.
    Dans le contexte d’un décor en plantes naturelles, il convient d’éviter des baisses de  températures au dessous de 10°C. Certaines plantes supportent cependant des températures  plus fraîches en hiver, c’est le cas de certains palmiers.


    Il convient également de connaitre les conditions de chauffage.  Il  s’agit  notamment de vérifier  les conditions de température dans les bureaux qui sont fermés durant le week-end. En règle générale, il est préférable que la température soit inférieure à 16°C durant la nuit.


    Un  arrêt  du  chauffage  et/ou  de  la  ventilation  a des conséquences sur les plantes. De ce fait, une programmation sur minuterie peut-être nécessaire.
    Cependant, généralement dans les bureaux, les températures varient peu, ce qui permet à la plupart des plantes d’intérieur de s’adapter sans problème.


    Cas particuliers :

    • proximité de grandes baies ou de façades vitrées exposées plein sud (halls d’entrée, piscines) : les températures peuvent parfois atteindre 35°C ;
    • sas  d’entrée : la température varie souvent. La nuit, elle peut  descendre  au  dessous  de  15°C.  

    Dans  ces  espaces,  il convient également de faire attention aux courants d’airs.
    Pour chaque emplacement, même présentant de fortes variations de températures, on pourra  trouver une plante adaptée.


    La luminosité

    La luminosité est mesurée dans toutes les zones d’aménagement prévues,  afin  de choisir des  végétaux adaptés. Elle est mesurée à l’aide d’un luxmètre.
    L’orientation du bâtiment est étudiée.
    Les luminosités minimales nécessaires à la réalisation de décors naturels sont :

    • 500 Lux pour un aménagement « serre chaude » ;
    • 1 000 Lux pour un aménagement « serre froide ».

    Certaines plantes arrivent à pousser avec une luminosité inférieure aux luminosités précitées,  c’est le cas pour le Rhapis excelas et le Dracaena qui poussent à 500 Lux.


    D’autres plantes, telles que le Ficus et quelques palmiers, ont un besoin en luminosité bien supérieur (un minimum de 1 000 à 2 500 Lux leur est nécessaire). Pour un Cactus, le besoin en luminosité peut même atteindre 10 000 Lux.


    Les besoins de la plante correspondent à une durée d’exposition de 12h par jour. Lorsque le temps d’exposition journalier est inférieur à 12h, la plante nécessite une intensité lumineuse supérieure.


    Ainsi, si le besoin est de 1 200  Lux,  elle peut obtenir suffisamment d’énergie avec :

    • 10h  d’éclairement  avec  une  intensité  de  120  Lux/h  en moyenne ;
    • 12h  d’éclairement  avec  une  intensité  de  100  Lux/h  en moyenne ;
    • 18h  d’éclairement  avec  une  intensité  de  67  Lux/h  en moyenne.


    Dans  le  cas  des  bâtiments  possédant  des  structures  en verre, il convient d’étudier en détail le couple luminosité / ventilation. Les bâtiments possédant des structures en verre permettent un très bon éclairage mais ne conviennent aux plantes que si une bonne ventilation est assurée. En effet, lorsque  la  surface  du  verre  est  importante,  on  assiste  à une augmentation de chaleur. Des rayonnements chauds, correspondant à des longueurs d’onde élevées, s’accumulent donc dans la pièce en quantité importante. Ces radiations ne peuvent retraverser le verre, ce qui explique l’augmentation de la chaleur derrière les vitres, c’est le principe de l’effet de serre. Il convient de sélectionner des plantes héliophiles à feuillage résistant coriace ou duveteux par exemple. D’autre part une bonne ventilation est nécessaire pour le maintien de conditions favorables pour la plante.


    Il convient également de tenir compte de l’éloignement des plantes des fenêtres (recommandé à 1 ou 2 m). Cela permet notamment d’éviter l’effet de « loupe » derrière la vitre qui provoque des brûlures du feuillage. Ainsi, une plante placée deux fois plus loin de la fenêtre, reçoit quatre fois moins de lumière.


    Il  est  nécessaire  de  prendre  en  compte  les  voilages,  vitres  teintées  et  les  stores,  potentiellement  fermés  plusieurs  heures  par  jour  ainsi  que  l’orientation  du  bâtiment  par rapport  à  l’exposition  au  soleil.  Un  brise  rayon  ou  un ombrage peuvent être également insérés dans le décor.


    Dans les espaces où la lumière naturelle est insuffisante, il est possible d’utiliser des lampes spéciales pour plantes (lampes horticoles)  qui  permettent  de  satisfaire  les  besoins  de  la plante  en  luminosité.  Cependant,  ces  lampes  ne  peuvent se substituer à un minimum d’éclairage naturel. Il convient alors de sélectionner des plantes sciaphiles.



    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux de paysagisme d’intérieur : décors permanents en plantes naturelles » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 3 : travaux de mise en œuvre et d'entretien en végétalisation de bâtiment

    > B.C.3-R0 (Septembre 2016) - Conception, réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par bardage rapporté
    > B.C.5-R0 (Septembre 2016) - Conception, réalisation et entretien de végétalisation de façades par plantes grimpantes
    > B.E.1-R0 (Juin 2014) - Travaux d'entretien des aménagements de paysagisme d'intérieur

    B.C.3-R0 : Conception, réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par bardage rapporté

    Bc3 R0

    Objet et domaine d’application 


    Les murs végétalisé ont pour finalité l’ornement d’un ouvrage bâti, en ne se substituant pas aux fonctions primaires du mur support telles que l’étanchéité à l’air et à l’eau, l’isolation thermique et phonique, la résistance du bâtiment, mais elles peuvent en améliorer les propriétés.

    Ces recommandations professionnelles complètent sans les contredire les différents textes réglementaires en vigueur dans le domaine de la construction pouvant interférer avec les murs végétalisés, notamment :

    • les normes concernant les classes de matériaux ;
    • les documents techniques unifiés (DTU) concernant les techniques de pose ;
    • les éventuels avis techniques de pose (ATEC).

    L’entreprise doit en avoir connaissance, leur consultation est donc vivement recommandée. En tout état de cause et en cas de contradiction, il reviendra aux organismes de contrôle technique de se prononcer.

    Enfin, il est fortement recommandé aux intervenants de se rapporter aux règles professionnelles P.C.2-R1 « Travaux de plantation des arbres et des arbustes », P.C.3-R0 « Travaux de plantation des massifs », P.C.6-R0 « Conception des systèmes d’arrosage», P.C.7-R0 «Travaux de mise en œuvre des systèmes d’arrosage » et P.E.4-R0 « Travaux de maintenance des systèmes d’arrosage ».

    Sont concernés uniquement les systèmes de végétalisation verticale pérennes associés à une façade de bâtiment, quels que soient les éléments porteurs (bois, béton, métal, etc.), extérieurs ou intérieurs, par bardage rapportés. Ces ouvrages ont une durabilité d’au moins 25 ans. Les solutions de végétalisation de façade par plantes grimpantes sont abordées dans la recommandation professionnelle B.C.5-R0 « Conception,réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par plantes grimpantes ».


    Ne sont pas concernés par la conception, réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par bardage rapporté :

    • les travaux de bord de route : accompagnements de voirie, gabions remplis de matériau inerte ;
    • les murs modulaires en béton préformé ;
    • les murs de soutènement ;
    • le fleurissement saisonnier : SIFU, bacs de plantes retombantes, plantes volubiles annuelles ;
    • les arbres palissés ;
    • la végétation de pied de façade ;
    • les plantes grimpantes.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Présentation générale des ouvrages
    • Description technique des solutions de végétalisation de façade : Généralités, Cage métallique (gabion), Modules préformés, Cassettes métalliques modulaires, Système linéaire de cassettes métalliques à paniers, Mur végétal sur nappe continue
    • Termes relatifs au matériel d’arrosage : Goutteur, Nappe d'irrigation, Pompe doseuse volumétrique, Recyclage
    • Catégories de plantes : Adventice, Plante ligneuse, Plante vivace
    • Propriétés agronomiques : Support de culture, Engrais, Hydroponie, Propriétés chimiques, Conditions d'utilisation de l'eau dans les substrats, Capacité maximale en eau (CME), Eaux de drainage
    • Termes relatifs à la façade du bâtiment : Enduit, Façade non porteuse, Façade porteuse, Lame d'air, Mur rideau, Mur rideau, Mur panneau, Mur support
    • Documents de référence : Documents techniques unifiés (DTU), Avis technique (ATEC)
    • Relations contractuelles et intervenants : Appréciation technique d'expérimentation (ATEX), Contrôleur technique, Maître d'ouvrage, Maître d’œuvre, Travaux de parachèvement, Travaux de confortement, Constat de reprise

    Présentation de la règle professionnelle « Conception, réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par bardage rapporté »


    Les responsabilités selon les procédures

    Cas de la commande du maître d’ouvrage au fabricant qui livre, pose et garantit le produit

    Le maître d’ouvrage doit désigner un maître d’œuvre pour la phase « direction des travaux », car juridiquement il n’a pas de compétences techniques.

    Le maître d’œuvre doit alors contrôler jusqu’à réception de l’ouvrage la conformité des fournitures et prestations au titulaire du marché.

    Les principales étapes de contrôle sont les suivantes.

    • Réception des fournitures composantes du système sur le chantier, avec validation par le maître d’œuvre.
    • Constat d’achèvement des prestations végétales par le maître d’œuvre et l’entreprise. Le maître d’œuvre établit un compte rendu au maître d’ouvrage, en indiquant les conformités et les défauts éventuels. Ce constat marque le début de la période de garantie, au cours de laquelle sont réalisés les travaux de parachèvement (finitions) et de confortement (entretien de la végétation).
    • Constat de reprise après la saison de végétation active (15 août / 15 octobre ou plus tôt pour éléments précultivés), remplacement des végétaux mort soudé périssant à une date butoir à fixer (31 décembre ou 15 avril suivant, selon les régions). Un procès-verbal signé du maître d’œuvre et de l’entreprise est établi.
    • Préparation à la réception par le maître d’œuvre à la fin de la garantie de reprise.
    • La réception est effectuée par les signataires du marché, c’est-à-dire le maître d’ouvrage et l’entreprise qui a réalisé les plantations.


    Cas de la commande du maître d’ouvrage au fabricant qui livre et fait poser en sous-traitance et garantit le produit

    Une entreprise paysagiste peut intervenir pour la mise en œuvre pour le compte du fournisseur fabricant titulaire du marché, en tant que sous-traitant dûment déclaré. Elle n’est pas responsable de l’ouvrage vis-à-vis du maître d’ouvrage, mais seulement de la conformité de ses prestations commandées par le fournisseur, et dans le respect des règles professionnelles.


    Cas de la commande du maître d’ouvrage au fabricant qui livre et fait poser en co-traitance et garantit le produit

    Après avoir fait le choix du type de co-traitance, soit celle d’entreprises conjointes ou celle d’entreprises solidaires, une entreprise paysagiste peut intervenir pour la mise en œuvre pour le compte du fournisseur fabricant titulaire du marché, en tant que co-traitant dûment déclaré. Elle est co-responsable de l’ouvrage vis-à-vis du maître d’ouvrage, selon les termes du contrat de co-traitance, et pas seulement de la conformité de ses prestations commandée par le fournisseur, et dans le respect des règles professionnelles.


    Cas de la commande du maître d’ouvrage à une entreprise du paysage

    Le marché de travaux est attribué à une entreprise du paysage sur la base d’un projet et d’un Dossier de Consultation des Entreprises (DCE) élaboré par un maître d’œuvre. Par rapport au cas précédent, la procédure de réception qui va engager l’entière responsabilité de l’entreprise et dégager celle du fournisseur est la suivante.

    • Réception par l’entreprise des fournitures livrées par le fabricant. Un bon de livraison est signé. Il engage les entreprises concernées (fournisseur et poseur) sur la conformité.
    • Procès verbal de réception des fournitures par le maître d’œuvre et l’entreprise, après en avoir contrôlé la conformité par rapport aux pièces du marché.
      À partir du moment où l’entreprise a accepté les fournitures, elle en devient entièrement responsable. En ce qui concerne la végétalisation, il faut considérer deux cas.
    • Les modules sont précultivés : le choix et la mise en œuvre ont été effectués par le fournisseur. L’entreprise peut émettre une réserve et demander au fournisseur d’assurer la garantie jusqu’à réception.
    • La plantation est effectué sur place par l’entreprise, qui en assume la responsabilité jusqu’à réception.

    La gestion après réception peut faire l’objet d’un marché différent, puisque l’ouvrage est alors sous la responsabilité entière du maître d’ouvrage. Le titulaire du marché de gestion après réception est seulement responsable de la bonne exécution des prestations demandées. N’ayant pas réalisé l’ouvrage, il n’a pas d’obligation de résultat.


    Retrouvez la règle professionnelle « Conception, réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par bardage rapporté» au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 3 : travaux de mise en œuvre et d'entretien en végétalisation de bâtiment

    > B.C.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux de paysagisme d'intérieur
    > B.C.5-R0 (Septembre 2016) - Conception, réalisation et entretien de végétalisation de façades par plantes grimpantes
    > B.E.1-R0 (Juin 2014) - Travaux d'entretien des aménagements de paysagisme d'intérieur

    B.C.5-R0 : Conception, réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par plantes grimpantes

    Bc5 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Les  murs  végétalisés  ont  pour  finalité  l’ornement  d’un ouvrage  bâti,  en  ne  se  substituant  pas  aux  fonctions primaires du mur support telles que l’étanchéité à l’air et à l’eau, l’isolation thermique et phonique, la résistance du bâtiment, mais elles peuvent en améliorer les propriétés.


    Ces  recommandations  professionnelles  complètent  sans  les  contredire  les  différents  textes  réglementaires  en  vigueur  dans le domaine de la construction pouvant interférer avec les murs végétalisés, notamment :

    • les normes concernant les classes de matériaux ;
    • les  documents  techniques  unifiés  (DTU)  concernant  les techniques de pose ;
    • les éventuels avis techniques de pose (ATEC).

    Enfin, il est fortement recommandé aux intervenants de se rapporter aux règles professionnelles P.C.2-R1 « Travaux de plantation des arbres et des arbustes », P.C.3-R0 « Travaux de plantation des massifs », P.C.6-R0 « Conception des systèmes d’arrosage  »,  P.C.7-R0  «  Travaux  de  mise  en  œuvre  des systèmes d’arrosage » et P.E.4-R0 « Travaux de maintenance des systèmes d’arrosage ».

    Sont concernés uniquement les systèmes de végétalisation verticale  pérennes  associés  à  une  façade  de  bâtiment, quels que soient les éléments porteurs (bois, béton, métal, etc.),  extérieurs  ou  intérieurs.  Ces ouvrages ont une durabilité d’au moins 25 ans. Les solutions de  végétalisation  de  façade  par  bardages rapportés sont abordées dans la recommandation professionnelle B.C.3-R0 « Conception, réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par bardages rapportés ».


    Ne sont pas concernés la conception, réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par plantes grimpantes :

    • les travaux de bord de route : accompagnements de voirie, gabions remplis de matériau inerte ;
    • les murs modulaires en béton préformé ;
    • les murs de soutènement ;
    • le fleurissement saisonnier : SIFU, bacs de plantes retombantes, plantes volubiles annuelles ;
    • les arbres palissés ;
    • la végétation de pied de façade ;
    • les bardages rapportés.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Présentation générale des ouvrages
    • Description technique des solutions de végétalisation de façade : Généralités, Plantes grimpantes à ventouses, à crampons, volubiles, à vrilles, à épines crochet, sarmenteuses
    • Termes relatifs au matériel d’arrosage : Goutteur, Pompe doseuse volumétrique, Recyclage
    • Catégories de plantes : Adventice, Plante ligneuse, Plante vivace
    • Propriétés agronomiques : Supports de culture, Engrais, Hydroponie, Propriétés chimiques, Conditions d'utilisation de l'eau dans les substrats, Capacité maximale en eau (CME), Eaux de drainage
    • Termes relatifs à la façade du bâtiment : Enduit, Façade non porteuse, Façade porteuse, Mur rideau, Mur panneau, Mur support
    • Documents de référence : Documents techniques unifiés (DTU), Avis techniques (ATEC)
    • Relations contractuelles et intervenants : Appréciation technique d'expérimentation (ATEX), Contrôleur technique, Maître d'ouvrage, Maître d’œuvre, Travaux de parachèvement, Travaux de confortement, Constat de reprise

    Présentation de la règle professionnelle « Conception, réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par bardage rapporté »


    Les responsabilités selon les procédures

    Cas de la commande du maître d’ouvrage au fabricant qui livre, pose et garantit le produit

    Le maître d’ouvrage doit désigner un maître d’œuvre pour la phase « direction des travaux », car juridiquement il n’a pas de compétences techniques.

    Le maître d’œuvre doit alors contrôler jusqu’à réception de l’ouvrage la conformité des fournitures et prestations au titulaire du marché.

    Les principales étapes de contrôle sont les suivantes.

    • Réception des fournitures composantes du système sur le chantier, avec validation par le maître d’œuvre.
    • Constat d’achèvement des prestations végétales par le maître d’œuvre et l’entreprise. Le maître d’œuvre établit un compte rendu au maître d’ouvrage, en indiquant les conformités et les défauts éventuels. Ce constat marque le début de la période de garantie, au cours de laquelle sont réalisés les travaux de parachèvement (finitions) et de confortement (entretien de la végétation).
    • Constat de reprise après la saison de végétation active (15 août / 15 octobre ou plus tôt pour éléments précultivés), remplacement des végétaux morts ou dépérissant à une date butoir à fixer (31 décembre ou 15 avril suivant, selon les régions). Un procès-verbal signé du maître d’œuvre et de l’entreprise est établi.
    • Préparation à la réception par le maître d’œuvre à la fin de la garantie de reprise.
    • La réception est effectuée par les signataires du marché, c’est-à-dire le maître d’ouvrage et l’entreprise qui a réalisé les plantations.


    Cas de la commande du maître d’ouvrage au fabricant qui livre et fait poser en sous-traitance et garantit le produit

    Une entreprise paysagiste peut intervenir pour la mise en œuvre pour le compte du fournisseur fabricant titulaire du marché,en tant que sous-traitant dûment déclaré. Elle n’est pas responsable de l’ouvrage vis-à-vis du maître d’ouvrage, mais seulement de la conformité de ses prestations commandées par le fournisseur, et dans le respect des règles professionnelles.


    Cas de la commande du maître d’ouvrage au fabricant qui livre et fait poser en co-traitance et garantit le produit

    Après avoir fait le choix du type de co-traitance, soit celle d’entreprises conjointes ou celle d’entreprises solidaires, une entreprise paysagiste peut intervenir pour la mise en œuvre pour le compte du fournisseur fabricant titulaire du marché, en tant que co-traitant dûment déclaré. Elle est co-responsable de l’ouvrage vis-à-vis du maître d’ouvrage, selon les termes du contrat de co-traitance, et pas seulement de la conformité de ses prestations commandée par le fournisseur, et dans le respect des règles professionnelles.


    Cas de la commande du maître d’ouvrage à une entreprise du paysage

    Le marché de travaux est attribué à une entreprise du paysage sur la base d’un projet et d’un Dossier de Consultation des Entreprises (DCE) élaboré par un maître d’œuvre. Par rapport au cas précédent, la procédure de réception qui va engager l’entière responsabilité de l’entreprise et dégager celle du fournisseur est la suivante.

    • Réception par l’entreprise des fournitures livrées par le fabricant. Un bon de livraison est signé. Il engage les entreprises concernées (fournisseur et poseur) sur la conformité.
    • Procès verbal de réception des fournitures par le maître d’œuvre et l’entreprise, après en avoir contrôlé la conformité par rapport aux pièces du marché.
      À partir du moment où l’entreprise a accepté les fournitures, elle en devient entièrement responsable. En ce qui concerne la végétalisation, il faut considérer deux cas.
    • Les modules sont précultivés : le choix et la mise en œuvre ont été effectués par le fournisseur. L’entreprise peut émettre une réserve et demander au fournisseur d’assurer la garantie jusqu’à réception.
    • La plantation est effectué sur place par l’entreprise, qui en assume la responsabilité jusqu’à réception.

    La gestion après réception peut faire l’objet d’un marché différent, puisque l’ouvrage est alors sous la responsabilité entière du maître d’ouvrage. Le titulaire du marché de gestion après réception est seulement responsable de la bonne exécution des prestations demandées. N’ayant pas réalisé l’ouvrage, il n’a pas d’obligation de résultat.


    Retrouvez la règle professionnelle « Conception, réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par plantes grimpantes » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 3 : travaux de mise en œuvre et d'entretien en végétalisation de bâtiment

    > B.C.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux de paysagisme d'intérieur
    > B.C.3-R0 (Septembre 2016) - Conception, réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par bardage rapporté
    > B.E.1-R0 (Juin 2014) - Travaux d'entretien des aménagements de paysagisme d'intérieur

    B.E.1-R0 : Travaux d’entretien des aménagements de paysagisme d’intérieur

    Be1 Ro

    Objet et domaine d’application


    Les travaux d’entretien pour le paysagisme d’intérieur ont pour objectif de s’assurer du bon  développement de la plante, grâce à un apport approprié en éléments nutritifs et en eau, ainsi qu’une protection phytosanitaire et physique adaptée.
    Ces travaux permettent aussi, notamment dans le cas des décors artificiels, de maintenir la qualité du décor en place.

    Ne sont pas concernés par les travaux d’entretien des aménagements de paysagisme d’intérieur :

    • les  travaux  de  paysagisme  d’intérieur  concernant  la  mise en  place  de  décors  permanents  en  plantes  naturelles  (cf. règles  professionnelles  B.C.1-R0  « Travaux  de  paysagisme d’intérieur : décors permanents en plantes naturelles ») ;
    • les  travaux  de  paysagisme  d’intérieur  concernant  la  mise en  place  de  décors  permanents  en  plantes  artificielles  (cf. règles  professionnelles  B.C.2-R0  « Travaux  de  paysagisme d’intérieur : décors permanents en plantes artificielles »).


    Termes définis dans le fichier PDF


    • Termes généraux : Entretien, Contenants
    • Types de plantes utilisés en paysagisme d’intérieur : Plantes naturelles, Plantes artificielles, Plantes semi-artificielles, Plantes stabilisées
    • Termes propres aux travaux : Ingnifugation, Bassinage, Tuteurage, haubanage, Protection des plantes, Lutte biologique
    • Définitions agronomiques : pH, Électro Conductivité (EC), Éléments nutritifs, Luminosité, Hygrométrie, Mycorhization
    • Autres définitions : Établissements recevant du public (ERP), Immeubles de grande hauteur (IGH)

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux d’entretien des aménagements de paysagisme d’intérieur »
       

    Analyse du site

    Descriptif des interventions

    L’entreprise,  appelée  pour  des  travaux  d’entretien, réalise  une  visite  commune  avec  son  client  au  sein  de la  zone  d’intervention  afin  de  réaliser  un  descriptif  des interventions. Cette visite commune a aussi pour vocation de vérifier la nécessité de réaliser un plan prévention ou un plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS).

    Le descriptif des interventions présente les éléments suivants :


    - Les travaux à effectuer et les zones d’intervention détaillant la localisation des zones plantées.
    - Les installations mises à disposition pour réaliser les travaux d’entretien :

    • vestiaire ;
    • sanitaires ;
    • points d’eau pour arrosage (vérifier qu’ils sont adaptés aux arrosoirs) ;
    • local technique pour les arrosages automatiques ;
    • etc.

    - Les noms et responsabilités des principaux interlocuteurs pour le déroulement des travaux : personne désignée pour la signature du bon d’intervention, personne à informer en cas d’un problème de sécurité, responsable des clés (etc.)
    - Le stationnement autorisé pour la voiture.
    - Les codes d’entrée.
    - Les créneaux horaires prévus pour la réalisation des travaux dans chaque zone d’intervention.
    - Les  autres  contraintes  particulières  (pièces  d’identité, confidentialité de certains lieux, clés, cartes magnétique, etc.)


    Point de contrôle interne

    Un descriptif des interventions est joint au contrat de prestation de travaux d’entretien.
    Il précise :
    - les prestations d’entretien réalisées :

    • nettoyage et lustrage des végétaux ;
    • arrosage ;
    • tuteurage ;
    • taille des plantes ;
    • terreautage ;
    • apport d’engrais ;
    • etc.

    - et la fréquence des interventions.


    Classification du bâtiment

    Il convient de vérifier si le bâtiment dans lequel l’entreprise intervient  est  classé  IGH  ou  ERP  afin  de  prévoir  des dispositions spécifiques pour les interventions (mesures de sécurité, adaptation des travaux et horaires d’intervention en fonction du type de public, etc.)


    D’autre  part,  certains  bâtiments  sont  élaborés  selon  une certification  HQE  ou  encore  Breeam  dans  un  objectif  de créer un environnement sain et confortable tout en limitant les  impacts  environnementaux.  Il  convient  au  paysagiste d’intérieur de vérifier si le bâtiment dans lequel il intervient s’intègre dans une telle démarche car cela implique la prise en  compte  de  certaines  exigences  en  termes  de  gestion énergétique, de gestion d’eau et de niveau de qualité d’air pour les interventions d’entretien.

     
    Démarche de qualité engagée par l’entreprise cliente

    Certaines entreprises sont impliquées dans une ou plusieurs démarches volontaires pour contribuer au développement durable  (ISO  26  000  par  exemple),  maîtriser  les  impacts sur  l’environnement  (ISO  14  001)  ou  encore  pour  fournir un produit ou service de qualité (ISO 9 001). Il convient au paysagiste d’intérieur de vérifier, avant la contractualisation, si son client est engagé dans de telles démarches et si celles-ci  imposeraient  certaines  exigences  pour  l’exécution  des travaux d’entretien. 


    Environnement du projet

    Lors  de  la  réalisation  du  descriptif  des  travaux,  il  est important de prendre en compte les éléments suivants pour adapter les interventions:

    • le  revêtement  du  sol  (moquette,  marbre,  parquet,  etc.), l’ameublement,  les  fournitures  en  place,  la  proximité  des baies vitrées qui détermine si une protection devra être mise en place en cas de pulvérisation ;
    • les  types  (diffusion  et  réglage)  de  chauffage  et  de climatisation qui définissent les besoins en arrosage et en taille ;
    • l’exposition au soleil qui peut provoquer des réactions avec certains produits appliqués.


    Contraintes du site

    Lors de la réalisation du descriptif des travaux, il convient aussi de relever les contraintes du site, telles que :

    • l’accès aux plantes ;
    • le passage fréquent de public près des zones d’intervention qui  détermine  des  horaires  spécifiques  d’intervention  ou des mesures de prévention en cas d’application de produits phytopharmaceutiques  suivant  la  réglementation  en vigueur ;
    • l’intervention sur des zones fortement aérées (patio, hall, etc.) limitant la possibilité de réaliser des luttes biologiques ;
    • la présence de baies vitrées : il convient de maintenir le volume  de  la  plante  par  rapport  aux  baies  vitrées.  Si  le contenant est suffisamment léger, il pourra être tourné d’un quart de tour à chaque passage.


    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux d’entretien des aménagements de paysagisme d’intérieur » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 3 : travaux de mise en œuvre et d'entretien en végétalisation de bâtiment

    > B.C.1-R0 (Octobre 2013) - Travaux de paysagisme d'intérieur
    > B.C.3-R0 (Septembre 2016) - Conception, réalisation et entretien de solutions de végétalisation de façades par bardage rapporté
    > B.C.5-R0 (Septembre 2016) - Conception, réalisation et entretien de végétalisation de façades par plantes grimpantes

    N.C.1-R0 : Travaux de génie végétal

    Nc1 Ro

    Objet et domaine d’application


    Le  génie  végétal,  ou  génie  biologique,  s’entend  comme l’ensemble  des  techniques  utilisant  les  végétaux  et  leurs propriétés  mécaniques  et / ou  biologiques,  pour  la  gestion des milieux dégradés aux niveaux mécanique, chimique ou biologique, en particulier :

    • le contrôle et la stabilisation des sols ;
    • l’épuration et la dépollution des sols et des eaux ;
    • la restauration (réhabilitation, réaffectation ou renaturation), la création ou la conservation de ces milieux, incluant une intégration paysagère des aménagements.


    Dans ces règles professionnelles, sont ainsi développées une quinzaine de techniques :

    • pose de géofilets ;
    • ensemencement ;
    • bouturage ;
    • marcottage ;
    • plantation ;
    • cordon / lit de plants et de plançons ;
    • couche de branches à rejets / garnissage ;
    • fascine ;
    • clayonnage / tressage ;
    • palissade ;
    • caisson végétalisé ;
    • treillage bois ;
    • phytostabilisation ;
    • phytoépuration (filtre planté).


    Remarques : 

    Au  fil  du  temps  et  suivant  les  secteurs géographiques,  plusieurs  termes  ont  été  utilisés  pour désigner des techniques relativement proches. Par exemple, le clayonnage réalisé en montagne et le tressage réalisé en berges correspondent à des techniques très proches.

    Il existe des techniques qui viennent en appui des techniques du génie végétal. La stabilisation à court ou plus long terme ne  repose  effectivement  plus  dans  ce  cas  sur  le  matériel végétal  seulement  mais  sur  des  éléments  non  vivants, notamment du bois mort (seuil en bois, barrage en bois...) ou du génie civil (enrochement, épi...).

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Matériels et constituants : Agrafe, Bactérie, Branche, Bouture, Culture fixée, Crampillon, Equivalent-habitant, Fiche d’ancrage, Géofilet, Géomembrane, Granulats, Lé, Longrine, Moise, Mycorhize, Pieu, Plançon / ramille, Plant
    • Techniques et procédés : Semis / ensemencement, Bouturage, Marcottage, Plantation, Cordon / lit de plants et plançons, Couche de branches à rejets / garnissage, Fascine, Clayonnage / tressage, Palissade, Caisson végétalisé, Treillage-bois, Phytotechnologies
    • Outils et termes spécifiques : Amendement, Faculté germinative, Fertilisant, Hélophyte, Hydrosemoir, Pelade, Pureté spécifique, Terres ressources, Les travaux de parachèvement, Les travaux de confortement, Plan de gestion

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux de génie végétal »


    Prescriptions, choix des techniques, dimensionnement, périodes d'intervention

    À l’instar de tout acte de construction, une étude préalable est réalisée. Cette étude, du ressort du maître de l’ouvrage, est  préalable  à  la  consultation  des  entreprises  lorsque, dans le cas général, elle est réalisée par un bureau d’étude spécialisé dans le cadre d’une mission d’ingénierie. Fondées sur  un  diagnostic  pluridisciplinaire  (écologie,  botanique, agronomie,  mécanique  des  sols...),  les  prescriptions techniques,  telles  que  le  choix  des  techniques  et  le dimensionnement  des  ouvrages,  sont  ainsi  du  ressort  de l’ingénieur-conseil.


    Cette étude peut néanmoins être réalisée par l’entrepreneur dans  le  cadre  de  son  intervention.  Elle  est  alors  spécifiquement rémunérée à partir d’un prix identifié au bordereau des prix. Au-delà de la parfaite maîtrise des techniques de génie végétal, il s’agit bien ici d’un travail de conception que l’entrepreneur peut effectivement réaliser s’il possède la compétence d’ingénierie nécessaire en interne, ou bien s’il peut la mobiliser en externe.
    Les éléments quantitatifs donnés dans ce document le sont à titre indicatif et doivent être adaptés à chaque projet.


    Les  périodes  d’intervention  sont  définies  en  fonction  des conditions climatiques régionales, voire locales rencontrées et tiennent compte de la nature du matériel végétal utilisé.


    Ainsi, il convient d’intervenir :

    • aux périodes propices à la croissance végétale, pour les techniques utilisant du matériel végétal autre qu’à rejet (de très rares exceptions peuvent être envisagées comme par exemple les semis réalisés en fin d’automne en montagne) ;
    • aux  périodes  de  repos  végétatif,  pour  les  techniques utilisant du matériel végétal à rejet (boutures, branches et plaçons).


    Pour certains travaux qui ne s’appuient pas sur l’utilisation de matériel végétal (débroussaillage, pose de géofilet, mise en place de boudin...), il est possible d’intervenir en dehors des périodes favorables à la croissance des végétaux.


    Pose de géofilets

    Suivant    les    situations    (conditions    climatiques, dimensionnement   et   caractéristiques   de   l’ouvrage), un  dispositif  de  protection  provisoire  contre  l’érosion superficielle peut être nécessaire. Les géofilets en matières biodégradables  (exemple  :  jute,  coco)  présentent  des propriétés particulièrement indiquées dans le cas de travaux de génie végétal (propriétés mécaniques, biodégradabilité). D’autres matières, tel que le chanvre, sont en cours d’essai.


    La  mise  en  œuvre  de  ces  matériaux  est  préconisée principalement lorsqu’elle favorise l’implantation du couvert végétal,  notamment  en  retenant  en  place  les  semences projetées  sur  les  ouvrages  fortement  pentus  (pente d’au moins 3 pour 2 ou 34° ou 67%) ou soumis à des précipitations potentielles fortes (climat méditerranéen). Les géofilets sont également indiqués dans le cas d’ouvrages très contraints, par exemple du fait du batillage, des marées, etc.

    Les matières sont choisies en fonction des contraintes : jute préférentiellement  pour  les  talus  et haut de berges sans contact avec le courant, coco préférentiellement pour les berges.

    La disposition de lés est fonction de la nature de l’ouvrage et de la nature de la protection recherchée.

    • Dans le sens de la plus grande pente sur talus : protection principale contre la pluie et le ruissellement
    • Dans le sens du courant sur berge : protection principale contre le courant et le batillage.

    Les  géofilets  peuvent  également  être  utilisés  pour confectionner des boudins :

    • qui  constituent  un  élément  à  part  entière  de  certaines techniques de génie végétal (fascines d’hélophytes, lits de plants et plançons) ;
    • en protection mécanique provisoire (technique optionnelle qui  vient  en  complément  d’autres  techniques  du  génie végétal).



    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux de génie végétal » au complet en suivant le lien ci-dessous :

    Les autres règles de l'Axe 4 : travaux d'aménagement et d'entretien des zones naturelles

    > N.C.2-R0 (Avril 2015) - Travaux de plantation forestière
    > N.C.3-R0 (Mars2017) - Travaux d'éco-pastoralisme

    N.C.2-R0 : Travaux de plantation forestière

    Nc2 Ro

    Objet et domaine d’application 


    Ces règles professionnelles couvrent les travaux de plantation forestière et les travaux sylvicoles  afférants, couramment appelés boisement ou reboisement, à savoir :

    • la préparation des parcelles avant plantation ;
    • les plantations de plants forestiers ;
    • la protection des plantations ;
    • l’entretien des parcelles nouvellement plantées.


    Ces  règles  professionnelles  concernent  les  parcelles  ayant un but de production forestière (reboisement après coupe, boisement de terrains nus ou de friches à objectif forestier).
    Elles  concernent  également  les  espaces  de  plantation forestière en zone péri-urbaine, ainsi que les espaces où le peuplement  forestier  permet  d’assurer  une  protection  de l’écosystème (érosion des sols, ressource en eau, etc.)

    Ces  règles  professionnelles  constituent  des  préconisations générales pour les travaux de plantations forestières. Sauf cas particuliers énoncés préalablement par le maître d’œuvre ou le maître d’ouvrage, elles doivent être appliquées pour tous les travaux de plantations forestières.


    Ne sont pas concernés par les travaux de plantation forestière : 

    • l’entretien des plantations forestières qui fait l’objet des règles professionnelles N.E.2-R0 « Travaux sylvicoles » ;
    • la réhabilitation de friches industrielles dans un objectif paysager ;
    • la plantation de bord de route.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Généralités : Essence forestière, Station forestière, Réserve d’eau maximum – RUM, Parcelle forestière
    • Plants : Matériel forestier de reproduction (MFR), Clone, Peuplement sélectionné, Plant forestier, Plançons, Plant forestier en motte, Plant forestier en racines nues, Plantation en potet, Plantation en fente, Reprise des plants, Région de provenance, Verger à graines
    • Travaux : Travaux préparatoires, Boisement, Reboisement, Jauge, Protection, Travaux sylvicoles, Travaux d’équipement

    Présentation de la règle professionnelle travaux de plantation forestière


    Les travaux préparatoires à la plantation visent à :
    • permettre l’installation des plants ;
    • améliorer les qualités agronomiques et physiques du milieu pour favoriser l’installation des plants ;
    • corriger certains dysfonctionnements temporaires (exemples : éliminer les excès d’eau, décompacter le sol, etc.)
    • anticiper la gestion future.

    En réalisant ces travaux préparatoires, il est ainsi possible d’obtenir un gain important en production.

    Selon qu’il s’agisse d’un reboisement ou d’un boisement, les techniques à mettre en œuvre diffèrent légèrement.


    Préparation   des   parcelles   dans   le   cas   du   reboisement

    Nettoyage après exploitation

    La  décision  de  nettoyer  ou  non  une  parcelle  après exploitation  est  prise  par  le  maître  d’ouvrage  assisté  de son  maître  d’œuvre  ou  de  l’entreprise  du  paysage  le  cas échéant.  Dans  certains  cas,  il  est  intéressant  de  ne  pas nettoyer la parcelle dans la mesure où cette pratique limite l’intrusion  d’animaux  (chevreuils  par  exemple).  D’autre part, cela permet de restituer au sol une partie de la matière organique  prélevée.  Le  nettoyage  d’une  parcelle  après exploitation  concerne  les  rémanents  d’exploitation  des coupes précédentes.


    Différents types de nettoyage existent :

    • broyage ;
    • nettoyage manuel (dans les parcelles non mécanisables) ;
    • ramassage et mise en andains ;
    • ramassage et exportations ;
    • arasement (réduction en hauteur) ou dessouchage ;
    • etc.

    L’opération de nettoyage après exploitation peut se faire sur toute la surface de la parcelle concernée ou uniquement sur certaines zones. Les critères à prendre en compte pour déterminer quel type de nettoyage convient le mieux sont les suivants :

    • nature et disposition de la parcelle ;
    • essences des arbres qui seront plantés (certaines essences ne supportent par exemple pas la concurrence) ;
    • critères économiques ;
    • mode de gestion culturale choisi.

    Le broyage permet de nettoyer les parcelles tout en gardant sur le site la matière organique, qui peut servir à la fois de paillage ou d’engrais naturel.


    Remarque : le brulage des rémanents, qui était couramment pratiqué  autrefois,  est  aujourd’hui  interdit  en  l’absence de  l’obtention  d’une  autorisation  préfectorale.  Par ailleurs,  cette  pratique  présente  peu  d’intérêts  comparée aux  pratiques  qui  permettent  le  maintien  de  la  matière organique sur place.


    Préparation du sol

    Le travail du sol est une étape importante qui permet de favoriser l’installation des plants. Cette étape a également un intérêt économique dans la mesure où elle permet de réduire les temps d’intervention lors des plantations et les coûts d’entretien.


    Différentes techniques de préparation du sol existent :

    • décompactage (aération pour faciliter l’enracinement) ;
    • ameublissement ;
    • travaux superficiels du sol ;
    • sous-solage des lignes de plantation (passage d’une dent de sous-solage sur une profondeur de 40 cm ou plus afin de décompacter, de drainer éventuellement le terrain et de tracer différentes lignes de plantation) ;
    • billonnage (réalisation de mottes en hauteur pour éviter les excès d’humidité / pratique réservée aux terrains gorgés d’eau à certaines périodes de l’année) ;
    • etc.


    Le choix de la technique de préparation du sol est fait par le maître d’œuvre, en fonction des critères suivants :

    • qualité  et  type  du  sol  (facilité  à  accéder  et  travailler  le terrain notamment) ;
    • essences des arbres qui seront plantés ;
    • résultat souhaité ;
    • échelle de grandeur de la parcelle ;
    • présence ou non de souches dans la parcelle ;
    • etc.

    L’opération de préparation du sol peut se faire sur toute la  surface  de  la  parcelle  concernée  ou  uniquement  sur certaines zones. Dans tous les cas, il est essentiel de veiller à ne pas retourner les sols car leur richesse se trouve dans les 30 premiers centimètres. La préparation  du sol peut être complétée par une opération de fertilisation et / ou d’amendement.


    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux de plantation forestière » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 4 : travaux d'aménagement et d'entretien des zones naturelles

    > N.C.1-R0 (Février 2015) - Travaux de génie végétal
    > N.C.3-R0 (Mars 2017) - Travaux d'éco-pastoralisme

    N.C.3-R0 : Travaux d'éco-pastoralisme

    Nc3 R0

    Objet et domaine d’application


    L’éco-pastoralisme est un mode d’entretien ou de gestion extensif et écologique des espaces par le pâturage d’herbivores domestiques. Il peut être mis en oeuvre dans des espaces naturels et des espaces verts en milieu urbain et péri-urbain.

    Selon le milieu et les usages, on peut également parler d’éco-pâturage, de pastoralisme ou de pastoralisme urbain.
    Afin de faciliter la lecture du document, il est choisi de n’employer ici que le terme éco-pastoralisme pour désigner l’ensemble des pratiques.

    L’éco-pastoralisme présente de nombreux avantages et peut s’inscrire dans une démarche de recours aux techniques alternatives, de gestion différenciée, de génie écologique, et/ou dans un objectif de préservation du patrimoine naturel, de lutte contre les espèces exotiques à caractère envahissant, de préservation d’une race ou encore de réduction des risques professionnels.

    Ces règles professionnelles présentent les différents points de vigilance pour démarrer une activité d’éco-pastoralisme, mettre en oeuvre un chantier d’éco-pastoralisme et veiller au bien-être des animaux.

    Termes définis dans le fichier PDF


    • Bouclage
    • Brucellose
    • Chargement
    • Cornadis
    • Drogage
    • Fourchet
    • Gestion différenciée
    • Lutte
    • Onglon
    • Parage
    • Piétin
    • Prophylaxie
    • Rusticité
    • Strongle
    • UGB (Unité Gros Bétail)
    • Zoonose

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux d’éco-pastoralisme »


    Rappels fondamentaux et cadre de l’activité

    L’éco-pastoralisme comme réponse aux enjeux émergents

    L’entretien intensif pratiqué en milieu urbain et périurbain ces dernières décennies a eu des répercussions négatives importantes sur l’environnement, en appauvrissant les espaces au détriment de la biodiversité animale et végétale. Par exemple, les plantes indésirables, herbacées ou ligneuses, étaient systématiquement éliminées et les surfaces entretenues par des interventions souvent lourdes et coûteuses.

    Aujourd’hui, l’évolution de la règlementation et la demande des usagers toujours plus forte en matière de développement durable et d’éducation à l’environnement imposent de réfléchir à de nouvelles méthodes d’entretien des espaces paysagers, alternatives et raisonnées.

    Le pastoralisme, technique ancestrale qui avait été abandonnée au profit d’engins mécaniques, constitue une excellente alternative pour gérer des espaces extensifs dans une démarche de durabilité économique, sociale et environnementale.

    Il ne s’agit pas de revenir à des pratiques agricoles jugées dépassées mais de développer des solutions d’entretien peu polluantes par la démonstration de « nouveaux savoir-faire ».

    Principe du pastoralisme

    Hérité de traditions anciennes, le pastoralisme décrit la relation interdépendante entre les éleveurs, leurs troupeaux et les milieux exploités. Il s’agit d’un système extensif, où les troupeaux pâturent sur de grandes étendues et dont l’une des spécificités est leur déplacement en fonction des saisons, appelé transhumance.

    Ainsi, le pastoralisme est une pratique qui consiste à entretenir des espaces de façon plus naturelle en y introduisant des animaux, ce qui évite ou limite l’usage de désherbants et engins mécaniques. Elle peut aussi être associée à l’entretien mécanisé, notamment pour les pratiques de fauche.

    Pratiquée de manière raisonnée, elle peut présenter plusieurs avantages dont voici les principaux :

    • réduction des nuisances sonores et pollutions diverses liées au fonctionnement des machines ;
    • action sur les herbacées et les ligneux ; les animaux ne broutent pas seulement les herbes mais aussi les jeunes pousses d’arbres, limitant la prolifération de rejets susceptibles de refermer les parcelles et permettant la réouverture de certaines friches ;
    • amélioration des sols et de leur dynamique ; les déjections des animaux enrichissent le sol et la non-utilisation d’engins lourds évite le compactage des sols ;
    • maintien ou développement de la biodiversité. Elle réduit les risques de destruction d’habitat par rapport à des techniques telles que le broyage et permet la recolonisation des espaces par la faune et la flore locales, notamment par le piétinement des bêtes qui favorise la pousse voire l’apparition de nouvelles espèces. Leurs actions non homogènes permettent également le maintien voire le développement de mosaïques de végétation (hauteurs et structures différentes).


    A ces avantages s’ajoutent une amélioration du cadre de vie des usagers et une sensibilisation des citadins à la nature et aux savoir-faire des espaces ruraux.


    Contexte règlementaire

    Références cadres et contexte juridique


    Un ensemble de dispositions réglementaires sont destinées à assurer la protection de vos animaux, la protection de la filière d’élevage et la protection de la santé.

    Rappel sur l’espace pastoral

    Selon l’article L.113-2 du Code Rural et la Pêche maritime :

    « L'espace pastoral est constitué par les pâturages d'utilisation extensive et saisonnière. Dans les régions où la création ou le maintien d'activités agricoles à prédominance pastorale est, en raison de la vocation générale du territoire, de nature à contribuer à la protection du milieu naturel, des sols et des paysages ainsi qu'à la sauvegarde de la vie sociale, des dispositions adaptées aux conditions particulières de ces régions sont prises pour assurer ce maintien. »

    Le terme de protection sera donc au cœur de la philosophie de l’entreprise pastorale.

    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux d’éco-pastoralisme » au complet en suivant le lien ci-dessous :


    Les autres règles de l'Axe 4 : travaux d'aménagement et d'entretien des zones naturelles

    > N.C.1-R0 (Février 2015) - Travaux de génie végétal
    > N.C.2-R0 (Avril 2015) - Travaux de plantation forestière

    S.E.1-R0 : Travaux d'entretien des sols sportifs

    Se1 Ro

    Objet et domaine d’application 


    La présente règle professionnelle traite des différentes opérations d’entretien concernant les sols sportifs en gazon naturel ou synthétique (terrains de grands jeux et golfs).

    Les gazons hybrides font l’objet de procédés : ils doivent être entretenus selon des modalités spécifiques à chaque procédé, qu’il est indispensable de se procurer auprès du détenteur de ce procédé. Faute de quoi le fournisseur ne pourra en aucun cas garantir la pérennité de son procédé.

    Préalablement aux opérations d’entretien, les éléments de diagnostic préalable sont détaillés dans ces règles professionnelles.

    Les présentes règles professionnelles traitent également de la gestion des maladies du gazon ainsi que des méthodes prophylactiques associées.


    Ne sont pas concernés par les travaux d'entretien des sols sportifs :

    • les travaux de création des sols sportifs qui font l’objet de la règle professionnelle S.C.1-R0 « Travaux de création des sols sportifs » ;
    • les travaux d’entretien de tous les autres types de sols sportifs (sable, résine, sols équestres, sols indoor, etc.) ainsi que des aires de jeux et parcours santé ;
    • les travaux de mise en oeuvre et d’entretien des gazons d’ornement qui font l’objet des règles professionnelles P.C.4-R0 « Travaux de mise en oeuvre des gazons (hors sols sportifs) » et P.E.5-R0 « Travaux d’entretien des gazons (hors sols sportifs) » ;
    • les travaux de conception, de mise en oeuvre et de maintenance des systèmes d’arrosage qui font l’objet des règles professionnelles P.C.6-R0 « Conception des systèmes d’arrosage », P.C.7-R0 « Travaux de mise en oeuvre des systèmes d’arrosage » et P.E.4-R0 « Travaux de maintenance des systèmes d’arrosage » ;
    • les travaux de rénovation des sols sportifs.

    Termes définis dans le fichier PDF

    • Couche d’usure (ou couche de jeu ou revêtement)
    • Gazon naturel
    • Gazon synthétique
    • Gazon hybride
    • Carnet d’entretien
    • Substrat
    • Fond de forme
    • Infrastructure
    • Termes spécifiques aux terrains de golf : Green, Avant-green (tablier/tour de green), Départ, Fairway, Practice, Rough, Bunker, Divot
    • Termes techniques des gazons naturels : Feutre, Prophylaxie, Tallage, Planimétrie, Planéité
    • Termes techniques des gazons synthétiques : Dossier, Velours, Planimétrie, Planéité
    • Typologie des travaux : Travaux de parachèvement, Travaux d’entretien, Travaux de régénération (ou remise en état), Travaux de rénovation (ou réfection)
    • Opérations d'entretien courantes des gazons naturels : Aération, Carottage, Arrosage, Découpe des bordures, Fertilisation, Mulching, Remise en place des tacles, Tonte
    • Opérations d'entretien spécifiques des gazons naturels : Décompactage, Défeutrage, Regarnissage, Sablage, Scalpage, Top-dressing
    • Opérations d'entretien des gazons synthétiques : Arrosage, Brossage, Décompactage des gazons synthétiques, Nettoyage, Dépollution, Remplissage d’entretien
    • Le matériel : Aérateur (scarificateur), Aspirateur, Balayeuse, Pulvérisateur, Défeutreur, Souffleuse, Regarnisseur, Tondeuse
    • Amélioration de la fertilité des sols : Amendements organiques (sources : NF U44-051), Amendements organiques (sources : NF U44-051), Amendements minéraux basiques (sources : NF U44-001), Amendements minéraux « granulaires », Engrais
    • Soins phytosanitaires : Substances actives, Adjuvants, Certificats individuels, Agréments phytosanitaires

    Présentation de la règle professionnelle « Travaux d'entretien des sols sportifs »


    Généralités concernant l’entretien des sols sportifs

    Avant toute décision d’opération d’entretien d’un sol sportif, l’entreprise de travaux doit se procurer auprès du maître d’ouvrage le carnet d’entretien que lui a fourni le constructeur du terrain. Les consignes qui y sont décrites doivent être suivies scrupuleusement, faute de quoi aucune garantie ne pourra être donnée par le constructeur du terrain.

    Les sols sportifs engazonnés sont soumis à des contraintes importantes tant au niveau des usages (piétinement, arrachement, compression, etc.) que des exigences liées aux modes de culture (monoculture parfois intensive, uniformité, stress, etc.)

    L’objectif de l’entretien des sols sportifs est ainsi significativement le même quel que soit le type de surface et l’activité concernée. Il s’agit de garantir une surface homogène stable et sécuritaire, et de faire croître les racines en profondeur (environ 10-15 cm), en s’adaptant aux usages pratiqués sur le terrain concerné.

    Ainsi, les opérations d’entretien doivent être modulées en fonction d’un grand nombre de paramètres, comme par exemple :

    • l’objectif qualitatif lié au niveau de jeu, notamment le temps de jeu (estimé en heures / mois ou heures / semaine) ;
    • les conditions météorologiques lors de l’opération, en particulier pour la fertilisation ;
    • les graminées semées, car l’entretien d’un Ray-grass anglais (RGA) n’est pas du tout le même que celui d’une Fétuque élevée ou d’un Pâturin des près (hauteur de tonte, arrosage, besoins en fertilisation, semis de regarnissage, etc.) ;
    • la technique originelle de construction (par exemple, si un sol naturel est devenu un terrain de foot ou de rugby, si une pelouse a été construite sur une couche drainante ou un drainage de surface, s’il s’agit d’un substrat élaboré, etc.) ;
    • l’âge du terrain, car un gazon récent sur une structure sableuse sera beaucoup plus exigeant qu’un vieux terrain en place depuis de nombreuses années, même si sa texture de sol est hors norme.

    Plusieurs normes donnent les exigences et les objectifs à atteindre pour l’entretien des gazons : NF P90 113 (pour les gazons naturels), NF P90 112 et NF EN 15330 (pour les gazons synthétiques). Il existe également une norme sur l’épaisseur des feutres : NF EN 12232.


    Retrouvez la règle professionnelle « Travaux d'entretien des sols sportifs » au complet en suivant le lien ci-dessous :