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Mété-eau : courage et cultivons le climat

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Publié le 11 juin, 2024 à 18h07 , mis à jour le 12 juin, 2024 à 11h06

herbe et eau

Le mois de mai a été, en moyenne, le plus pluvieux qu’ait connu la France depuis 2013. Le moral des équipes, des clients est dans les chaussettes. Des chaussettes gorgées d’eau. Parce qu’on ne maitrise pas la météo, et parce qu’il est inévitable de “parler de la pluie et du beau temps”, nous voulions vous assurer de notre soutien.

L’Unep agit, avec vous, en mobilisant tout un écosystème d’acteurs

Deux rendez-vous pour vous informer sur la meilleure gestion de la ressource en eau

3 rendez-vous, dans 3 régions, porteront nos messages, appuyés sur les sciences et notre expérience, jeudi 13 juin :

  • Les Rencontres du paysage urbain, à Valence (26), avec une intervention de Samuel Bonvoisin, agronome, cofondateur avec Charlène Descollonges de “Pour une hydrologie régénérative”
  • La Journée professionnelle Occitanie, à Thuir (66), sous le haut patronage du climatologue Wolfgang Cramer, climatologue, auteur du GIEC.
  • Le comité ressource en eau avec la DDTM, Pays-de-la-Loire

Par ailleurs, 2 prises de position et 2 outils, destinés aux décideurs ont été élaborés par l’Unep et montrent le rôle positif et essentiel des entreprises du paysage pour une gestion durable de l’eau :

  • Un manifeste sur l’eau, prochainement diffusé : deux pages, à destination des décideurs, qui montrent pourquoi et comment nous sommes des acteurs essentiels d’une gestion responsable de l’eau ;
  • Une charte interprofessionnelle sur l’eau, initiée par l’Unep, avec le concours de nos confrères paysagistes-concepteurs, producteurs et jardineries, soutenue par VALHOR, dont la signature était prévue initialement jeudi 13 juin a été reportée.

Amarok, un réseau d’entraide à vos côtés

Enfin, nous vous rappelons qu’en tant qu’adhérent(e) vous bénéficiez d’un accès à Amarok E-Santé, un outil d’évaluation de la santé des chefs d’entreprise. Il vous permet de faire le point gratuitement et anonymement sur votre état de santé en quelques minutes. Si vos résultats dépassent un seuil d’alerte, l’outil vous proposera d’être mis en relation avec un spécialiste de la santé au travail.

Les sciences, à la portée de tous

“L’eau, le climat, ça se cultive !”, pourtant, ce trop-plein du moment, sur la majorité du territoire, ne doit pas faire oublier la situation critique des Pyrénées-Orientales et la sécheresse des dernières années.

Trop d’eau ou trop peu, trop ici, pas assez là, année pluvieuse maintenant, sécheresse dans deux ans ? Le dérèglement global entraine une perturbation durable du régime de pluies. Depuis 2017, hormis en 2021, n’avons-nous pas connu d’importants épisodes de sécheresse ? Cependant, nous pouvons agir.


Comment ? En nous appuyant sur les connaissances scientifiques, en les diffusant et en partageant nos expériences.


Saviez-vous par exemple que l’eau se cultive ?

Entre 60 et 70 % de l’eau de pluie provient de l’eau verte, autrement dit de l’humidité contenue dans les végétaux et le sol.
On serait en effet tenté de plaider pour des jardins minéraux, avec du gazon synthétique et plantés de végétaux moins nombreux et exclusivement adaptés aux milieux secs. Ce serait aggraver le problème. L’eau verte, celle qui, répétons-le, nous fournit 6 à 7 gouttes d’eau de pluie sur 10, est composée de l’humidité des végétaux et des sols.

  • Planter des végétaux qui “évapotranspirent” plutôt que de plantes qui retiennent l’eau,
  • privilégier le paillage organique des massifs plutôt que le paillage minéral,
  • etc.

Sont autant de pratiques qui aident à renouer avec un cycle de l’eau vertueux. Au bénéfice de nos jardins et de nos territoires.

Vous voulez en savoir plus ?

En voiture, pour aller sur un chantier ou au bureau, vous pouvez écouter quelques podcasts :