Terrains de sport : la dérogation sur certains usages phytopharmaceutiques est prolongée jusqu’au 1er juillet 2028
Publié le 23 juillet, 2026 à 08h42 , mis à jour à 08h45
Un arrêté du 10 juillet 2026, publié au Journal officiel du 23 juillet, prolonge pour une durée de vingt-quatre mois la dérogation permettant certains usages de produits phytopharmaceutiques sur des équipements sportifs accueillant des compétitions officielles.
Cette dérogation, applicable jusqu’au 1er juillet 2028, concerne uniquement les situations pour lesquelles aucune solution technique alternative ne permet actuellement d’obtenir la qualité de surface requise.
Six usages spécifiques concernés
L’arrêté identifie précisément les six usages phytopharmaceutiques bénéficiant de cette dérogation :
- le désherbage des gazons de graminées ;
- le traitement des gazons de graminées contre les champignons de la famille des pythiacées ;
- le traitement contre le dollar spot ;
- le traitement contre les fusarioses, les helminthosporioses et la pyriculariose ;
- le traitement contre les autres maladies du feuillage ;
- le traitement contre les ravageurs du sol.
Des équipements sportifs strictement définis
Cette dérogation ne concerne qu’un nombre limité d’équipements sportifs de haut niveau, pour lesquels les exigences de qualité des surfaces sont particulièrement élevées. Sont notamment concernés :
- les terrains de football classés T1 à T3, ainsi que les terrains T4 et T5 en pelouse hybride, le Centre national du football, les centres d’entraînement et de formation des clubs professionnels et les pôles Espoir ;
- les terrains de rugby classés A et B ;
- les hippodromes de pôle national, de pôle régional et de 1re catégorie ;
- l’ensemble des terrains de tennis sur gazon ;
- certaines parties des parcours de golf : greens, départs, fairways, putting greens, chipping greens, zones d’approche et certaines zones d’entraînement.
Cette prolongation doit permettre à la filière de poursuivre le développement et le déploiement de solutions alternatives conciliant la qualité des terrains, la sécurité des pratiquants et la réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.
L’Unep reste mobilisée sur ces enjeux à travers les travaux du GTM Sols sportifs et de la Commission Environnement, et leur participation au consortium SPOR&D, qui contribuent à l’évolution des pratiques d’entretien et à l’expérimentation de solutions plus durables.