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Palmarès 2026 de l’Observatoire des villes vertes

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Publié le 27 mai, 2026 à 14h00 , mis à jour le 28 mai, 2026 à 16h44

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ANGERS, ANNECY ET METZ VILLES LES PLUS VERTES DE FRANCE

Paris, le 27 mai 2026L’Observatoire des villes vertes, créé par l’Unep – Les Entreprises du Paysage – et Hortis, les responsables d’espaces nature en ville, dévoile la 5e édition de son Palmarès des villes les plus vertes de France. À l’heure où les nouvelles équipes municipales prennent leurs fonctions, cette nouvelle édition confirme une évolution profonde : le végétal n’est plus seulement perçu comme un facteur d’embellissement ou d’attractivité, mais il devient aussi un levier concret pour répondre aux grands défis urbains, de l’adaptation au changement climatique en passant par la préservation de la ressource en eau, la protection de la biodiversité, la santé publique et la qualité de vie des habitants.

Villes les plus vertes de France : un top 10 très largement renouvelé

La 5e édition du Palmarès des villes les plus vertes de France, qui analyse les politiques de végétalisation des 50 plus grandes villes françaises, révèle un podium inédit : si Angers conserve sa place de leader national, Annecy crée la surprise en entrant directement à la 2ème place. Metz complète le podium grâce à son modèle pionnier de gestion écologique des espaces verts.

Dans la suite du classement, plusieurs villes confirment une belle dynamique verte : Lyon se maintient à la 4ème place et Strasbourg conserve sa place dans le top 5. Par ailleurs, de nouveaux arrivants font une entrée remarquée dans le top 10, comme Besançon, classée 6ème, ou encore Bordeaux, qui intègre le classement à la 10ème place. Nantes, Caen et Rennes complètent ce top 10 qui illustre la montée en puissance des politiques de renaturation partout en France.

Le végétal, un investissement stratégique

Au-delà du classement, cette nouvelle édition met en lumière un véritable changement de paradigme : la nature en ville n’est plus seulement pensée comme un élément d’attractivité ou d’embellissement, mais comme une réponse concrète aux défis climatiques auxquels les collectivités sont confrontées.  Budget, espaces verts, arbres, biodiversité ou adaptation climatique : les indicateurs 2026 confirment ainsi une montée en puissance des politiques de nature en ville.

  • Des budgets en forte hausse : les collectivités investissent de plus en plus dans leurs espaces verts. En 2026, le budget moyen consacré aux espaces verts atteint 108,33 € par habitant, contre 80,18 € en 2023, soit une hausse de plus de 28 € par habitant en trois ans. En moins de dix ans, les budgets consacrés aux espaces verts ont augmenté de +132 %.
  • Des surfaces d’espaces verts relativement stables : les grandes villes françaises comptent désormais 49,53 m² d’espaces verts par habitant, contre 48,95 m² en 2023. Une stabilité qui montre que les collectivités cherchent désormais autant à mieux gérer et reconnecter les espaces existants qu’à créer de nouveaux espaces verts.

Des stratégies de plantation qui évoluent : le nombre moyen d’arbres pour 100 habitants s’établit à 8 arbres, contre près de 12 en 2023. Cette évolution traduit un changement d’approche : les collectivités privilégient désormais des plantations plus adaptées aux conditions climatiques futures et des projets de renaturation plus qualitatifs.

« Le végétal est un levier stratégique pour adapter les villes aux conséquences du changement climatique. Les collectivités ont pleinement pris conscience de son rôle dans le rafraîchissement urbain, la préservation de la biodiversité, la gestion de l’eau ou encore la santé des habitants. Cette dynamique s’accélère partout en France et le Palmarès 2026 montre que les villes passent désormais d’une logique de verdissement à une logique d’adaptation climatique. Cette dynamique doit de confirmer et se consolider dans une logique d’investissement dans l’entretien destiné à valoriser le patrimoine créé » explique Nicolas Leroy, Président de l’Unep et co-président de l’Observatoire des villes vertes.

Des actions concrètes pour faire face au dérèglement climatique

Face à l’intensification des épisodes de chaleur, aux tensions sur la ressource en eau et à l’artificialisation des sols, les collectivités multiplient les solutions fondées sur la nature pour rendre la ville plus résiliente.

Cette dynamique se traduit par des projets très concrets sur le terrain. À Lyon, le programme des « cours nature » a déjà permis de végétaliser 79 cours d’école, avec plus de 14 000 m² désimperméabilisés et près de 350 arbres plantés afin de créer des espaces plus frais pour les enfants. À Angers, la stratégie climatique passe notamment par la création d’îlots de fraîcheur, la désimperméabilisation progressive des sols et la plantation d’environ 1 000 arbres chaque année. De son côté, Strasbourg développe une approche à grande échelle en s’appuyant sur un important maillage naturel composé de forêts, de milieux humides et de jardins nourriciers. La ville a notamment créé un nouveau parc de 5 hectares accueillant plus de 400 arbres de 80 essences différentes, pensé à la fois pour la biodiversité et les usages des habitants.

Ces initiatives locales s’inscrivent dans une réelle dynamique nationale :

  • 97 % des villes ont créé des îlots de fraîcheur ;
  • 94 % ont engagé des actions de désimperméabilisation ;
  • 91 % plantent des essences adaptées au changement climatique ;
  • 69 % disposent d’un plan de gestion de l’eau.

Cette transformation s’accompagne par ailleurs d’une implication croissante des habitants. En 2026, près de 7 villes sur 10 disposent d’un permis ou d’une charte de végétalisation, et 72 % proposent un accompagnement concret à la plantation. Une manière d’ancrer davantage la nature dans le quotidien urbain et de faire des citoyens des acteurs de la ville résiliente. « Face au changement climatique, les villes accélèrent aujourd’hui leur transformation et investissent davantage dans des politiques ambitieuses de nature en ville. Elles mobilisent plus fortement le végétal comme une infrastructure essentielle pour rafraîchir les espaces urbains, mieux gérer l’eau, renforcer la biodiversité et améliorer durablement le cadre de vie. Le Palmarès 2026 montre que les collectivités engagent des moyens croissants, consolident leur lien avec les habitants et font de la transition écologique une trajectoire concrète de résilience territoriale. » conclut Anne Marchand, Présidente d’Hortis et co-présidente de l’Observatoire des villes vertes.

Méthodologie : Étude réalisée auprès des 50 plus grandes villes de France, via leur direction Espaces verts et leurs élus, entre septembre 2025 et janvier 2026, avec un questionnaire autoadministré portant sur 97 indicateurs, pondérés et regroupés en 4 catégories : Patrimoine vert, Fonctionnement et organisation, Actions et initiatives, Sensibilisation et promotion. Résultats croisés avec les données INSEE sur les villes et leur population.

À propos de l’Observatoire des villes vertes : www.observatoirevillesvertes.fr

L’Observatoire des villes vertes a pour objectif de développer la réflexion sur les perspectives de la ville verte en France et de promouvoir le foisonnement d’initiatives végétales en milieu urbain. Créé en 2014 par l’Unep – Les Entreprises du Paysage – et Hortis, organisation rassemblant les responsables d’espaces nature en ville, l’Observatoire des villes vertes propose des cartographies dynamiques qui recensent les projets remarquables en matière d’aménagement paysagers urbains, des focus sur les tendances de demain, ainsi qu’un « laboratoire » où se mêlent divers sondages et études sur le thème du végétal.

À propos de l’Union Nationale des Entreprises du Paysage : www.lesentreprisesdupaysage.fr

L’Union nationale des entreprises du paysage (Unep) constitue « l’équipe de France » des jardiniers paysagistes. Créée en 1963, elle est la seule organisation professionnelle du paysage reconnue par les pouvoirs publics. Elle représente les quelques 33 550 entreprises du paysage, qui se consacrent à l’aménagement, à l’entretien et à l’animation d’espaces de nature – parcs, jardins, végétalisation du bâti, paysagisme d’intérieur, génie écologique, soins aux arbres, etc. Avec plus de 140 000 actifs, elle constitue la première force vive de la végétalisation et de la renaturation urbaine. Au plus près de ses milliers d’adhérents grâce à ses 13 Unions régionales, l’Unep défend les intérêts des entreprises du secteur du paysage et des jardins, élabore les normes sociales de la profession et pilote la création des règles professionnelles du métier