Depuis une dizaine d’années, le terme "biodiversité" est de plus en plus présent dans le monde de l’environnement. En France, les débats sur la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages ont encore accentué l’importance de cette problématique dans notre quotidien.


La biodiversité : de quoi parle-t-on ?

Le terme "biodiversité" vient de la contraction de l'expression anglaise "biological diversity", c'est à dire "diversité biologique". Le mot "biodiversité" a été employé officiellement pour la première fois en 1988 par l'entomologiste américain E.O. Wilson. Auparavant, on parlait de "diversité du vivant".

La biodiversité peut se définir comme la "variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes" (Article 2 de la Convention sur la diversité biologique, CBD, signée à l’occasion du sommet de la Terre de Rio de Janeiro, 1992).

La biodiversité est composée de trois niveaux :

  • la diversité écologique (ou diversité des écosystèmes) : différence entre les milieux de vie, en fonction de la situation géographique, du paysage, du relief, du climat ;
  • la diversité spécifique (ou diversité des espèces) : dans un même écosystème, on trouve des espèces vivantes très différentes ;
  • la diversité génétique (ou diversité des gènes) : le patrimoine génétique des animaux différencie les individus au sein d'une même espèce.

Ainsi, la biodiversité rassemble à la fois les espèces rares, protégées ou emblématiques dont on entend souvent parler, mais aussi l’ensemble des espèces beaucoup plus ordinaires qui structurent notre environnement. Parler de "biodiversité" plutôt que de se focaliser sur quelques espèces revient à valoriser l’ensemble du vivant et des fonctions naturelles qui nous rendent services chaque jour.


Biodiversité et entreprises du paysage

Les entreprises du paysage contribuent à la biodiversité de plusieurs manières :

  • en introduisant la biodiversité, malgré les contraintes urbaines, dans des espaces verts très artificialisés et plus ou moins horticoles ;
  • en conservant, voire en enrichissant, la biodiversité déjà existante lors d’un nouveau projet d’aménagement d’un espace vert puis de son entretien ;
  • en préservant la biodiversité, lors d’interventions sur les milieux naturels.

Au quotidien, les entreprises du paysage mettent en œuvre des bonnes pratiques et de nouvelles techniques favorables à la biodiversité telles que la gestion différenciée, l’utilisation de plantes pérennes et d’essences locales, le génie végétal, les tailles raisonnées, les tontes non ramassées, le mulching (technique de tonte sans ramassage de l'herbe), le bois raméal fragmenté, les paillages, l’implantation de prairies fleuries mellifères, la gestion pastorale ou écopastoralisme …

La biodiversité présente bien évidemment un grand intérêt dans les jardins. D’un point de vue technique, l’équilibre entre les espèces de la faune et de la flore, favorisé par une biodiversité riche, permet une protection naturelle contre les maladies. En matière d’attractivité des espaces verts, les études montrent que les bienfaits psychologiques des espaces verts reposent sur la richesse de leur biodiversité.


L’action de l’Unep – Les Entreprises du Paysage

L’Union Nationale des Entreprises du Paysage conseille ses adhérents pour favoriser la biodiversité des jardins et de tout espace végétalisé. À travers de multiples partenariats, l’Unep travaille à faire évoluer les métiers du paysage vers plus de gestion écologique et de respect de l’environnement. 

L’Unep préconise les méthodes alternatives dans les espaces végétalisés et souhaite améliorer les compétences de ses adhérents sur cette thématique pour qu’ils soient les meilleurs conseillers sur ce sujet auprès de leurs clients. Les Entreprises du Paysage reçoivent ainsi régulièrement des informations sur les nouveautés et les bonnes pratiques.