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Un nouveau chantier école-entreprise à Chaumont-sur-Loire

Cp

Balade amoureuse dans le jardin « Agapé » des apprentis jardiniers-paysagistes

À l’occasion de la 28e édition du Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire, les visiteurs pourront découvrir cette année le « Jardin Agapé ». Conçu par Pierre-Alexandre Risser, d’Horticulture & Jardins, ce jardin « amoureux » a été réalisé par des apprentis du CFA de Blois. Ce projet a notamment été mené grâce à l’accompagnement d’une entreprise du paysage locale, Amboise Paysage, et de l’Union Nationale des Entreprises du Paysage

Un jardin inspirant l’amour « inconditionnel »

Dans le cadre de l’édition « Les Jardins de Paradis » du Festival international des Jardins de Chaumont-sur-Loire, une vingtaine d’apprentis de brevet professionnel ont travaillé sur le projet « Jardin Agapé », conçu par le paysagiste Pierre-Alexandre Risser

Jardin Ecole Chaumont 2019 1 © Hubert Laroche


En Grèce ancienne, « Agapé » désignait l’amour « inconditionnel » et « divin » de l’autre. Inspirés, les jardiniers apprentis ont mis en pratique leurs connaissances des végétaux et des techniques de plantation pour inviter les visiteurs à une promenade intimiste et poétique au cœur d’une verdure chatoyante, guidée par une spirale végétale. Un projet ambitieux que les apprentis ont su relever grâce à l’accompagnement d’Hubert Laroche et Frédéric Guérin, formateurs au CFA de Blois, et par les équipes d’Horticulture & Jardins et d’Amboise Paysage pour la préparation du terrain. 

Les visiteurs auront l’occasion d’admirer le jardin jusqu’à la fin du festival, qui fermera ses portes en novembre prochain.

Un projet tremplin pour leur future vie professionnelle

La réalisation de ce chantier a été une occasion unique pour les futurs jardiniers paysagistes de concrétiser un projet, d’en mesurer les contraintes et de se confronter à la réalité du terrain. Afin de réaliser ce « Jardin Agapé », paysagistes, maîtres d’œuvre, enseignants et apprentis ont travaillé main dans la main durant plusieurs semaines. Mise en place d’une allée de circulation, réalisation des bordures métalliques, tressage de la végétation sur des treillis, plantation et mise en valeur des végétaux : chacun d’entre eux a contribué à la réalisation de ce jardin fleuri et original selon leur niveau, une occasion rêvée pour les apprenants de mettre en pratique leur apprentissage à l’occasion de cet événement international. 

Jardin Ecole Chaumont 2019 3 © Hubert Laroche

Un des apprentis, élève de Bac Pro en 1e année, explique : « Le Jardin Agapé a été une expérience enrichissante, tant en termes de travail d’équipe qu’au niveau de la réalisation même : nous avions pour principale tâche d’effectuer la plantation de fleurs et d’arbustes tout en respectant les plans de conception à notre disposition. Nous sommes vraiment fiers d’avoir pu prendre part à un festival aussi renommé que celui de Chaumont-sur-Loire ! ».

La filière du paysage recrute … mais manque toujours de candidats

Au premier semestre 2019, plus de la moitié (53%) des entreprises du paysage prévoyaient de recru-ter sur l’ensemble du territoire, mais un quart d’entre elles (26%) déclarent rencontrer des difficultés à trouver des profils . Pourtant, la filière est porteuse : en 2017, plus d’un tiers (36%) des embauches en CDI concernaient des jeunes diplômés .

L’Unep, première association professionnelle représentative des entreprises du paysage, poursuit ses actions pour que la formation soit en adéquation avec les attentes et besoins des entreprises qui rencontrent ces difficultés de recrutement. Du CAP au Master, les formations en aménagement paysager permettent d’accéder à une grande diversité d’emplois, et font appel à des compétences tant techniques que relationnelles. Actuellement, près de 86,5 % des salariés détiennent un diplôme et la moyenne d’âge du secteur est de 34 ans.1
Par ailleurs, la profession participe largement à la formation des jeunes et compte près de 12 % d’apprentis dans ses effectifs salariés, ce qui représente 8 points de plus que la moyenne nationale (4%). 

« Poussés par les aspirations écologiques qui gagnent les villes, les métiers du paysage, de la conception à la réalisation, sont en forte croissance par leur rôle décisif à jouer. », explique Catherine Muller, Présidente de l’Union Nationale des Entreprises du Paysage « Notre métier n’est pas nouveau et pourtant, c’est un métier d’avenir. Il offre la possibilité aux jeunes de se réaliser à travers un métier porteur de sens et offre de nombreuses perspectives d’évolution ainsi que des opportunités de reconversion. ».

Parmi les 29 100 entreprises du paysages, 82% des contrats sont des CDI et 91% sont à temps complet. 2

1.  Source : Baromètre Unep-Val’Hor 2nd semestre 2018
2.  Source : Chiffres clés du paysage 2017