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Lettre ouverte à Nicolas Hulot et Jacques Mézard - Ministres de la Transition Ecologique et Solidaire et de la Cohésion des Territoires

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Le pouvoir du végétal : réconcilier transition écologique et aménagement du territoire


Messieurs les Ministres,


Demain s’ouvrent à Ajaccio les Assises Nationales de la Biodiversité. De nombreux élus locaux et fonctionnaires territoriaux s’y rendront pour évoquer les interactions entre biodiversité et changement climatique, mais aussi entre biodiversité, croissance économique et emploi. Le « lien fort » entre ces différents enjeux ? Le végétal.

Le végétal a ceci de particulier qu’il combine trois qualités uniques : solution concrète pour agir pour le climat et le cadre de vie, levier d’action idéal pour les pouvoirs publics et adhésion massive de l’opinion. En politique, une telle combinaison tient du miracle : le végétal, c’est le Graal. Mais par un mystère que l’on ne s’explique pas, il reste confiné dans la catégorie des OPNIs – les « Objets Politiques Non Identifiés ». Dans le programme d’Emmanuel Macron, le mot « biodiversité » n’est cité que deux fois… et le végétal n’y est même pas mentionné.

Pourtant le contexte est porteur : la signature de l’Accord de Paris a permis des avancées majeures pour l’écologie, en fixant des objectifs ambitieux pour le climat. À la faveur de la création de l’Agence Française et du Comité National de la Biodiversité, des espaces de dialogue féconds se sont par ailleurs ouverts entre acteurs publics et privés, révélant le rôle central que le végétal a vocation à jouer. Et les études se multiplient pour démontrer les solutions concrètes apportées par le végétal en matière d’environnement, de santé mais aussi d’économie. Des solutions qui font écho à une attente exprimée de plus en plus fortement et massivement par les Français : le désir de « villes plus vertes ».

Au-delà des grands parcs naturels, véritables richesses pour notre pays, les espaces verts, jardins, murs et toitures végétalisés constituent autant de réservoirs de « biodiversité ordinaire », indispensables dans les zones urbaines. Un certain nombre de collectivités, rassemblées au sein de l’Observatoire des Villes Vertes, l’ont bien compris. Des villes comme Angers, Nantes et Strasbourg  font figure de pionnières et innovent aux côtés des jardiniers-paysagistes : création de trames vertes et bleues, inventaires de la faune et de la flore, toitures végétalisées, éco-pastoralisme, permis de végétaliser… Mais leur marge de manœuvre reste limitée, et en l’absence de cadre incitatif au plan national, leurs efforts restent soumis aux aléas des calendriers électoraux et à des budgets municipaux particulièrement contraints.

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