L'Unep - Les Entreprises du Paysage rend aujourd'hui publique une étude réalisée par le cabinet Asterès, dirigé par Nicolas Bouzou, sur la valorisation économique des espaces verts et ce qu'ils rapportent aux citoyens et aux collectivités.


Alors que plus de 8 Français sur 10 souhaitent habiter à proximité d’un espace vert, les municipalités allouent un budget trop limité aux espaces verts en ville : moins d’1% de leur budget annuel. Cette étude démontre pourtant que les espaces verts ont une influence directe sur la santé des citoyens, mais aussi sur l’attractivité des territoires. 

En un mot : les espaces verts constituent des investissements rentables pour la société. 

Ainsi, les citoyens vivant à proximité des espaces verts se sentent en moyenne 5 ans plus jeunes. Une meilleure santé déclarée et constatée : la prévalence des maladies courantes, comme l’hypertension artérielle et l’asthme, diminue. Une augmentation de 10 % des espaces verts en ville pourrait ainsi permettre d’économiser 94 millions d’euros en dépenses de santé chaque année.  



De plus, les espaces verts sont à l’origine de création d’emplois (3 emplois tous les 200 000 euros investis, soit 3,5 plus que la moyenne des autres secteurs économiques), d’économies d’énergie (division de la facture énergétique par 2 grâce aux toitures végétalisées), mais aussi d’une meilleure valorisation du foncier : la présence d’un espace vert à 100 mètres peut représenter jusqu’à 10 000 euros de plus-value. 


Les espaces verts pour vivre mieux et dynamiser l’économie locale    


Nicolas Bouzou, économiste et directeur cabinet Asterès, explique « Les espaces verts urbains sont des biens collectifs gratuits. Hors de tout marché, les services qu’ils assurent (loisirs, rencontres, traitements biologiques, attractivité…) n’ont en effet aucun prix. Leur valeur économique est en conséquence largement sous-estimée. Leurs coûts d’investissement et d’entretien sont en revanche bien connus des élus locaux. De cette asymétrie résulte un sous-investissement en infrastructures vertes en dépit d’une demande sociale forte.»